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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 23:28

logo arte« Rivières de médicaments » - extrait de l'émission diffusée le 19 juin 2009 Production CAPA/ARTE 2009

 

 

Anxiolytiques, antibiotiques, contraceptifs… Les médicaments passent dans nos urines, partent dans les égoûts et les stations d’épuration n’y peuvent rien !

Jusqu’à 90% des médicaments résistent au traitement. 

Résultat : bourrés d’hormones, les poissons de nos rivières se féminisent. Un phénomène qui met en danger la reproduction et la survie d’espèces entières. Pour l’homme aussi les conséquences sont inquiétantes, puisque c'est aussi dans les rivières que nous puisons l'eau du robinet. Certaines molécules bouclent la boucle et reviennent dans nos organismes par l'eau du robinet.
..



testicule de poisson 



regardez maintenant la vidéo

 




Nos élus, Véolia & Cie nous garantissent une eau potable !

Il va falloir réagir fermement si l'on ne veut pas être accusé de complicité.


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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 10:37

 le_journal_autruche.png

 Pollution humaine alarmante des rivières.

<< Relire notre précédent article sur les residus de medicaments dans l'eau



" Lorsqu'on cherche, on trouve "


On vient de s'intéresser à certains produits pouvant être néfastes à la santé humaine et qui sont présents dans nos rivières : les hormones. Et forcément on en trouve et surtout on découvre des conséquences plus qu'alarmantes :
 
15 à 20 % des poissons mâles de la Seine se comportent comme des femelles !
poissons gais
N'oublions pas que les franciliens boivent cette eau, non traitée pour éliminer ces molécules ! Les conséquences pour les Hommes peuvent prêter à sourire, mais ce n'est pas gai pour autant !

Et les pesticides sont toujours ignorés !

 





le cycle de l'eau du robinet des villes

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:30

 

arnaud ardouinvideo.jpg

 

Une émission(1) ( qui commence à 8 minutes 50 sur cette vidéo ), de La Chaine Parlementaire de l’Assemblée Nationale ( LCP-an ), du 9 avril 2009 présentée par Arnaud Ardoin

 

Avec Jean-Claude Etienne ( Sénateur UMP de la Marne ) : après un an d’étude sur la toxicité des pesticides au sein de l’OPECST, il nous dit ne pas être convaincu des risques de toxicité des pesticides, il veut y voir plus clair. INCROYABLE mais VRAI.

 

Jean Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, accuse les agriculteurs sans les nommer. Ce ne sont pas les produits qui sont dangereux mais leurs applications. INCROYABLE mais VRAI. Pour lui les pesticides n’existent pas, ce sont des produits phytopharmaceutiques ou des  médicaments pour les plantes !!! Toujours aussi INCROYABLE mais VRAI.

 

 

 

 

 

LCP-an : « Les effets des pesticides sur la santé humaine constituent un sujet de plus en plus préoccupant aux yeux des Français. D’autant que notre pays est le premier consommateur  européen de pesticides, et le troisième mondial, avec 76 000 tonnes répandues en 2008. Aussi, pas moins de 45% de nos fruits et légumes contiendraient des substances chimiques. » 

 

 

Les intervenants

jc etienneJean-Claude Etienne ( Sénateur UMP de la Marne ) après un an d’étude sur la toxicité des pesticides au sein de l’OPECST(2) nous donne donc ses premières conclusions, lors de cette émission : il n’est pas convaincu des risques, il veut y voir plus clair.

 

«  On cherche la vérité et la vérité ça ne se trouve pas automatiquement. Il faut pour cela tout un tas de travaux qui sont compliqués et qui sont longs. On ne les a pas  aujourd’hui en nombre suffisant, en qualité non plus suffisante, on a besoin d’y voir clair, on a besoin d’y voir plus clair. Il y a une recherche scientifique à assurer pour savoir exactement où sont les risques s’il y en a, les répertorier pour pouvoir les prendre en compte, et ça, ça ne se fait pas du jour au  lendemain. » INCROYABLE mais VRAI.

 

jean gaubertJean Gaubert Député des Côtes d’Armor ( commission alimentation et santé du PS )

 

Les pesticides c’est comme l’amiante, c’est la même situation. On utilise les pesticides sans savoir exactement les effets nocifs qu’ils pourront avoir plus tard. Une première difficulté : les effets de santé ne sont pas mesurables actuellement, il faut attendre le long terme. Mais peut-on se passer des pesticides ? Oui.

 

jc bocquetJean Charles Bocquet, directeur de l’UIPP(3)

  

 « Les produits phytopharmaceutiques ne sont pas en vente libre. Le processus d’évaluation de mise sur le marché et ensuite les distributeurs, coopératives et négociants qui préconisent et vendent aux agriculteurs, doivent eux-mêmes être agréés. Comme tout médicament, en l’occurrence ici un médicament pour les plantes, le produit doit être autorisé et donc utilisé selon  les conditions d’utilisation qui sont sur l’étiquette, et en respectant ces conditions qui sont sur l’étiquette on ne retrouve  pas de produit dans l’eau et on n’a pas de problème de santé » La réduction de 50% du volume de pesticides en 2018 : si possible et moyennant la mise au point de méthodes alternatives.

 

f veilleretteFrançois Veillerette Président du MDRG Mouvement Droit et Respect des Générations futures, est conscient du danger sanitaire.

 

Un agriculteur

 

Les pesticides développent des cancers, avez-vous peur pour votre santé ?

L’agriculteur : « ça a été homologué, ces produits ont été homologués … c’est pas prouvé que ce soient les produits de traitement. Ils sont entrain d’essayer mais ils n’ont pas prouvé. »

 

Les doutes et propagandes de Messieurs le sénateur UMP et du représentant des fabricants de pesticides, induisent ces paroles insensées qui résument la pensée de ces deux intervenants ( Pourquoi faut-il être un élu de « droite » pour se montrer être inconscient du réel danger sanitaire ? )

 

 

 

 

(1) L’émission Ça vous regarde

 

« Rendez-vous quotidien incontournable sur www.lcpan.fr et sur l’antenne de LCP-an, Ça vous regarde développe l’information en mode interactif pour la rendre accessible à tous.

 

En présence de députés, d’experts, de personnalités mais aussi de citoyens, ce magazine dédié à la vie parlementaire et politique développe chaque soir un thème fort au cœur de l’actualité.

 

Entre analyses, débats, reportages et témoignages de citoyens en direct, Arnaud Ardoin impose une autre façon de présenter et d’aborder l’actualité grâce à l’interactivité.

De simple téléspectateur, le citoyen devient acteur dans le débat par webcam interposée ou via le forum dédié à l’émission. »

 

(2) L’OPESCT : Office Parlementaire ( du sénat )  d'Evaluation des choix SCientifiques et Technologiques

« Créé par la loi n° 83-609 du 8 juillet 1983, l'OPECST a pour mission d'informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin d'éclairer ses décisions. A cette fin il recueille des informations, met en œuvre des programmes d'études et procède à des évaluations. »

 

« L’OPECST mène depuis février 2008 une étude sur les risques sanitaires liés à l’usage des pesticides. Le 9 avril, les deux rapporteurs de l’Office, le sénateur UMP Jean-Claude Etienne( présent à l’émission ) et le député UMP Claude Gatignol, organisent dans le cadre de cette étude une audition publique. Une publication était prévue pour l’automne ! »

 

 

(3) l’UIPP ( Union  des Industries de la Protection des Plantes ), représente les industries fabricantes des pesticides. L' UIPP est une organisation professionnelle regroupant 19 entreprises qui mettent sur le marché et commercialisent des produits phytopharmaceutiques et services pour l'agriculture: Monsanto & Cie.

 

 

 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 09:59

 

femme enceinte demeter sculptureUn article d’Eugène WERMELINGER

 

D’après une étude faite en Bretagne sur les femmes enceintes, intitulée : Biomarqueurs urinaires d’exposition aux pesticides des femmes enceintes de la cohorte Pélagie réalisée en Bretagne, France (2002-2006)

 

PÉLAGIE : Perturbarteurs endocriniens Etude Longitudinale sur les Anomalies de la Grossesse, l'Infertilité et l'Enfance

 

Etude réalisée par :

Cécile Chevrier (cecile.chevrier@rennes.inserm.fr), Claire Petit, Christine Monfort, Sylvaine Cordier de l’Inserm U625 ; GERHM, Université de Rennes I, IFR140, Rennes

Gwendoline Limon, Gaël Durand de l’Idhesa Bretagne Océane, Plouzané

 

 

 Résumé

 

Bien qu’essentiellement agricole, l’usage des pesticides est varié et les sources d’exposition de la population aux pesticides sont multiples. Les niveaux d’imprégnation de la population générale aux pesticides sont méconnus en France et dans la majorité des pays européens. La mesure de l’exposition par des biomarqueurs d’exposition a l’avantage d’intégrer toutes les voies possibles d’exposition. Compte-tenu de la sensibilité particulière des fœtus aux toxiques, évaluer l’exposition des femmes enceintes est une question majeure de santé publique.

 

La cohorte Pélagie a inclus près de 3 500 femmes enceintes en Bretagne entre 2002 et 2006. La collecte d’échantillons urinaires en début de grossesse et des dosages chimiques de pesticides pour 546 échantillons urinaires ont été réalisés. L’objectif était d’évaluer le niveau et l’étendue de l’imprégnation des femmes enceintes aux pesticides, en particulier aux herbicides de la familles des triazines, interdits d’usage en France depuis fin 2003 mais toujours présents dans l’environnement, et aux insecticides organophosphorés, d’usages agricoles et non agricoles (domestique).

 

Les résultats indiquent la présence de traces de pesticides dans la majorité des urines des femmes enceintes, certaines molécules étant des produits de dégradation persistants dans l’environnement de molécules-mères. Ces résidus de pesticides sont généralement multiples et leurs impacts, individuels ou conjoints, sur le fœtus et son développement sont encore incertains dans la littérature épidémiologique.

 

 

Introduction

 

La majorité des pesticides est utilisée lors d’activités agricoles pour le traitement des cultures. De nombreux autres exemples d’usage de pesticides existent et sont communs : usage individuel d’entretien des jardins, allées ou potagers privés, usage dans les habitations contre les moustiques ou les fourmis, usage vétérinaire, antiparasitaire et sur les animaux domestiques, usage industriel, usage par les collectivités pour l’entretien des jardins publics, des routes et des voies ferrées. Tous ces usages variés engendrent une contamination des sols, des eaux et de l’air par des molécules de pesticides, qui contaminent les plantes, les animaux et les hommes.

 

L’Institut français de l’environnement ( Ifen ) a observé en 2006, dans les cours d’eau français, des résidus de pesticides pour 90 % des mille stations réparties sur l’ensemble du territoire, déclarant ainsi une qualité moyenne à mauvaise vis-à-vis des pesticides pour plus d’un tiers des sites mesurés . Des traces de pesticides sont détectées pour la moitié des stations de mesure des eaux souterraines. Une fraction de la population (1,5 % en Bretagne, 5 % en France)(1) a ainsi été exposée à une eau du robinet ayant fait l’objet d’un dépassement de la limite réglementaire de 0,1μg/l en pesticides.

 

Enfin, une enquête européenne a montré récemment que près de la moitié des fruits, légumes et céréales disponibles dans l’Union européenne contient des résidus de pesticides.

 

Notre environnement quotidien, incluant l’alimentation et nos usages domestiques, nous expose ainsi à des résidus de pesticides par ingestion, inhalation ou par contact cutané. Cette exposition environnementale est généralement supposée de niveaux faibles, mais continue ou répétée, et les niveaux d’exposition aux pesticides de la population générale sont à nos jours mal connus en France et pour la majorité des pays européens.

 

La population bretonne, en raison d’une forte activité agricole dans la région, est particulièrement concernée par l’exposition aux pesticides. La cohorte Pélagie a été mise en place dans cette région pour étudier l’impact de contaminants de l’environnement en Bretagne sur le développement intra-utérin et celui de l’enfant. Grâce à la collecte d’échantillons urinaires de femmes enceintes en début de grossesse entre 2002 et 2006, la cohorte Pélagie nous permet d’utiliser des biomarqueurs d’exposition aux pesticides, qui reflètent la dose interne ou l’imprégnation biologique et qui ont l’avantage d’intégrer toutes les voies possibles d’exposition.

 

Nous nous sommes en particulier intéressés aux herbicides de la famille des triazines et aux insecticides organophosphorés, potentiellement toxiques pour la reproduction et le neurodéveloppement. L’atrazine et la simazine, de la classe des triazines, sont des herbicides appliqués en culture de maïs dont les usages sont interdits en France depuis fin 2003.

 

Leurs produits de dégradation se déplacent dans les eaux et sont encore très présents dans l’environnement, variant de quelques mois à quelques années après l’usage de l’herbicide.

 

 

(1) Cette donnée officielle est fausse dans la mesure où l’obligation de détecter la présence de pesticides date de 2003 avec une application différée. Les petites communes doivent faire des analyses tous les cinq ans. De plus, on ne sait pas quels sont les produits polluants utilisés au niveau des proches ou grands alentours des captages. Donc la proportion peut être dix fois plus élevée ... . " On " ne sait pas.

 

 logopdf.png

 

<< article complet, pages 23  à 27

 

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:41

  OUI, ... déjà pour observer !  


23 novembre 2009
Le Ministère de la Santé annonce par un communiqué de presse la création du PNRM (
Plan National sur les Résidus de Médicaments dans l’Eau )

Afin d’élaborer le Plan National sur les Résidus de Médicaments dans l’Eau (PNRM) un comité national de pilotage est mis en place afin de permettre une concertation avec les institutionnels, chercheurs, professionnels de santé et également associations de professionnels, d’usagers, de malades et de défense de l’environnement, mais aussi industriels. Le but dans un premier temps est d’élaborer un plan cohérent et impliquant tous les acteurs concernés, puis de suivre et de rendre compte du degré d’avancement des mesures qui auront été prises et de proposer d’éventuelles adaptations.

 



<< Pour en savoir plus



_________________________________________

La pollution de l'eau par les médicaments au JT de FR2 ( début 2009 )

 

Pollution de l'eau par les médicaments : les résidus de médicaments (antibiotiques, antidépresseurs, pilules contraceptives, etc.) sont présents dans les rivières et les nappes phréatiques car les stations d’épuration sont incapables de les supprimer.

 

Très bien, mais pourquoi les pesticides ( tout aussi dangereux et plus présents ) ne mobilisent pas autant nos politiques ?



_________________________________________


Complément Terre, une émission de Direct8 : la nature souffre de nos médicaments

 

avec Pierre Cassart,  porte-parole de l’AFSCA : Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire -  www.afsca.be


Christian Portal, porte-parole de l’ACECOMED : Action pour une médecine écologique
www.medecine-ecologique.info

 

Gael Virlouvet, ingénieur à l’ANMV : Agence Nationale des Médicaments Vétérinaires


 Au sein de l'AFSSA ( Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments www.afssa.fr
 ), l'ANMV est en charge des autorisations de mise sur le marché des médicaments vétérinaires, du contrôle des établissements pharmaceutiques vétérinaires, du contrôle de la qualité des médicaments vétérinaires, et de leur suivi à travers la pharmacovigilance.

 






En peu de temps, les vrais problèmes de pollution sont soulignés.

En particulier, une évidence qu'essaye igepac de médiatiser :
les usines de traitements des eaux usées,
tout comme les fosses septiques,
ne permettent pas
d'empêcher les produits chimiques
de se répandre dans la nature

( rivières et nappes phréatiques ).

             
( un article proposé par notre ami Eugène )
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 20:29

Vidéo d'après le film de Jean-Paul Jaud " Nos enfants nous accuseront "

Une alerte évidente sur la toxicité des produits chimiques dans notre vie, notre alimentation.





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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:01


2008 – FR3 - Un interview de Robert Bellé, Professeur à l'Université  Pierre et Marie Curie de Roscoff  ( Unité Mer et santé )



 



Dans combien d'années le roundup sera-t-il interdit ?

TOUS les pesticides sont dangereux et nous ne pouvons pas nous en passer ... !

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 12:51

 

 

 

Un très bel article de Danièle Auclin à lire sur son site
voici les thèmes abordés :

 

Le Plan Cancer 2  lancé pour la période 2009-2013, est doté de 732 millions d’euros. Ce Plan s’organise autour de 5 axes : recherche, observation, prévention, soins, vivre après le cancer.

 

Quelles seront durant 4 ans les actions concrètes, moyens de lutte attendus par la population ?…

 

Le bilan actuel

 

Depuis les années 1930 mais surtout 1950, la production mondiale de produits chimiques a été multipliée par 400. Parmi les 100 000 substances recensées dans l’Union Européenne, 30 000 sont produites à plus d’une tonne par an et moins de 3000 produits ont fait l’objet d’analyses approfondies quant à leur dangerosité et l’évaluation formelle et quantifiée des risques toxiques et écotoxiques.

 

 Une majorité de ces produits, et là je vise les produits phytosanitaires, fortement rémanents, ont un caractère persistant dans les milieux soit sous leur forme primaire soit en produits de dégradation au moins aussi dangereux. Ces produits s’accumulent et se concentrent dans les sédiments, les tissus végétaux et animaux, contaminant ainsi l’ensemble de la chaîne alimentaire jusqu’à l’homme (bioamplification). Les pesticides trop largement utilisés ont montré leurs limites et leurs dangers pour l’environnement, les écosystèmes et les êtres humains. Ils sont mis en cause dans la survenue de certains cancers. Depuis 2007 une carte de France interactive donne accès à des données sur la présence des résidus de pesticides dans l’environnement.*

 

La France reste le premier utilisateur en Europe. 

 

Quelles ont été les politiques générales mises en œuvre par les pouvoirs ? 

 

L’impact sanitaire de l’exposition  aux substances chimiques …

 

« Une dose maximale sur une période courte peut-être sans effet nocif observable à un moment donné, une dose minimale sur une période longue pourra générer un effet nocif, les substances peuvent être stockées dans certains tissus et une maladie se réveillera ultérieurement ».

 

Le principe de prévention …

 

En conclusion

Mais à la question :

 

« La vérité scientifique l’emportera-t-elle sur les intérêts financiers ? » les moyens concrets de prévention tels la diminution et la suppression des substances reconnues toxiques seront la meilleure réponse, mais la spectaculaire explosion des maladies malignes et neurodégénératives impose l’urgence.

 

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 18:56
1. Quelles sont les risques provoqués par les polluants de l'eau ?

2. Par quelles voies les polluants pénètrent-ils dans l'environnement ?
3. Comment les polluants sont-ils transportés par l'eau?

4. Quels sont les facteurs qui déterminent le mouvement des polluants dans l'eau ?
5. Comment les organismes réagissent aux polluants ?

6. Quels sont les effets généraux que peuvent avoir les polluants de l'eau sur les organismes ?

7. Comment teste-t-on la toxicité des polluants à l'aide les animaux aquatique ?

_________________________________________


1. Quelles sont les risques provoqués par les polluants de l'eau ?


Une gamme très large de produits chimiques sont considérés comme des polluants de l'eau, cela va des simples ions inorganiques aux molécules organiques complexes.


Il existe différents groupes de polluants et chaque groupe à sa façon propre de pénétrer dans l'environnement et présente des risques spécifiques. Chaque groupe à des polluants majeurs qui sont connus de tout le monde du fait de leurs effets sur la santé.

Les polluants organiques

 

Les composés organiques sont des composés à base de carbone, ils sont souvent constitués de longues chaines d'atomes. Beaucoup de ces composés sont des constituants de base de la matière organique. Les molécules ne comportant que des atomes de carbone et d'hydrogène sont non polaire et ne sont en général pas ou peu soluble dans l'eau. Elles n'ont pas ou peu de charge électrique.


Le comportement des composés organiques dépend de leur structure moléculaire, de leur taille et de leur forme et de la présence ou non de groupes fonctionnels (qui sont des facteurs importants en ce qui concerne la toxicité).


Il est important de connaître la structure des composés organiques, afin de prévoir leur sort dans les organismes vivants et dans l'environnement. Les composés organiques qui sont dangereux pour l'environnement sont tous d'origine synthétique et n'existe que depuis le siècle dernier.


Il existe beaucoup de types différents de polluants organiques, dont voici quelques exemples :


Les hydrocarbures

 

Ce sont des composés comportant du carbone et de l'hydrogène.

Ils peuvent être divisés en deux classes :

 

Dans la première on retrouve les alcanes qui ne comportent que des liaisons simples, les alcènes qui comportent des liaisons doubles et les alcynes qui comportent des liaisons triples ( ils existent sous forme liquide et gazeuse ).

 

Dans la seconde on trouve les hydrocarbures aromatiques, qui ont une structure cyclique ( il s'agit de liquide ou de solide ). Les hydrocarbures aromatiques tels que les HAP ( hydrocarbures aromatiques polycycliques ) sont beaucoup plus réactifs que les hydrocarbures du premier groupe.


- les BPC (biphényl polychlorés) sont des fluides stables et non réactifs entre dans la composition de fluides hydrauliques, de liquide de refroidissement ou d'isolation dans certains dispositif électrique comme les transformateurs, il est aussi utilisé dans les peintures et les plastifiants. Il existe beaucoup de compose BPC différents, aucun d'entre eux n'est soluble dans l'eau. Dans beaucoup de pays l'utilisation des PCB est restreintes car on ne connaît pas bien les effets à long terme.


- les insecticides tels que le DDT qui sont très dangereux car ils s'accumulent dans les tissus gras des petits animaux et entrent ainsi dans la chaîne alimentaire. On a restreint leur usage depuis plus d'une dizaine d'année.


- les détergents. Ceux-ci peuvent être polaire ou non polaire.

Les engrais inorganiques

 

Certains polluants inorganiques ne sont pas particulièrement toxiques, mais sont un danger pour l'environnement car ils sont employés d'une façon trop intensive. C'est dans cette catégorie que se situe les engrais, tels que les nitrates et les phosphates. Les nitrates et les phosphates augmentent le développement des algues dans l'eau de surface, de ce fait le niveau de l'oxygène de l'eau diminue. Il y a un manque d'oxygène dans l'eau, c'est ce qu'on appelle l'eutrophication.

Les métaux

 

Les métaux sont de bons conducteurs d'électricité et généralement interviennent dans les réactions chimiques en tant qu'ions positifs (cations). Les métaux sont des substances naturelles que l'on trouve sous forme de minerais dans le sol, où ils ont été déposés par l'activité volcanique. Ils peuvent se répandre dans d'autres lieux où ils peuvent être nuisible pour l'environnement. On peut citer quelques exemples de métaux : le plomb, le zinc, le manganèse. On peut les trouver dans les eaux de surface sous leurs formes ioniques stables.

 

Les métaux qui ne sont pas d'origine naturelle peuvent être très dangereux, en effet ils proviennent souvent des réactions nucléaires réalisées par l'homme et peuvent être fortement radioactifs.


Les métaux peuvent réagir aux produits dangereux avec d'autres ions. Ils sont souvent impliqués dans des réactions de transfert d'électron impliquant l'oxygène. Ce qui peut mener à la formation de radicaux libres toxiques.


Les métaux peuvent former des métalloïdes et ensuite se lier aux composés organiques pour former des substances lipophiles souvent hautement toxiques et qui peuvent être stockés dans les réserve de gras des animaux et des humains. Les métaux peuvent également se lier à des macromolécules cellulaires dans le corps humain.


Les métaux lourds sont les métaux les plus dangereux. Ils ont une densité supérieure à 5 et c'est pour cette raison qu'on les qualifie de lourd.


Les métaux ne peuvent pas être décomposés en composés moins nocifs, car ils sont non-biodégradables. La seule chance des organismes vivants contre les métaux est de les stocker dans des tissus du corps où ils ne peuvent faire aucun mal.


Les organismes vivants ont besoin de métaux, car ils sont essentielles pour leur santé et sont souvent des composants essentiels des enzymes.

Les Isotopes radioactifs

 

Les temps de demi vies et la façon des se dégrader des isotopes radioactifs déterminent leur dangerosité pour les êtres humains. Les humains créent tous les isotopes radioactifs dans l'industrie nucléaire. Le débat pour savoir si les avantages de l'énergie nucléaire surpassent les dangers des rayonnements radioactifs existe toujours. Quand un élément radioactif se dégrade, il peut produire quatre types de particules : alpha, bêta, gamma et des neutrons.


Les particules alpha ne peuvent parcourir qu'une courte distance dans l'air et les tissus humains, mais elles peuvent être très néfastes si elles se rencontrent des cellules en raison de leur masse importante (par rapport aux électrons). Elles sont chargées positivement.


Les particules bêta peuvent parcourir une plus grande distance, mais elles font beaucoup moins de dommages que les particules alpha. Elles sont chargées négativement.
Les rayons gamma sont très pénétrants. Les dommages provoqués par ces rayons sont semblables à ceux des rayons bêta.


Les neutrons sont libérés par le rayonnement et réagissent avec les autres éléments lors de collision. Ils sont à la base des fissions nucléaires dans un réacteur.
La radioactivité d'une substance est mesurée en becquerels, mais cette unité ne permet pas d'exprimé les dommages causés sur les tissus par le rayonnement. C'est pourquoi on utilise une autre unité: le gray, qui correspond à l'énergie déposée par kilogramme de matière (1Gy = 1J/kg). Les différents types de rayonnement peuvent provoquer différents type de dommages, car l'énergie ne se répartie pas dans les tissus de la même façon.

 

Pour tenir compte de cette différence on utilise une autre unité le sievert, pour passer des Gy au Sv on applique un coefficient multiplicatif qui dépend du type de rayonnement. A titre d'exemple un rayonnement alpha peut provoque 20 fois les dommages causés par la même quantité de rayonnement bêta. La matière radioactive doit être stockée pendant une certaine période, afin d'éliminer le danger. Le temps de stockage nécessaire varie selon l'élément considéré, et il dépend du temps de demi vie de l'isotope, c'est à dire le temps nécessaire pour que la moitié des isotopes initiaux se soient dégradée.


2. Par quelles voies les polluants pénètrent-ils dans l'environnement ?


Le déversement des eaux d'égout représente une source mondiale majeur de pollution. Des déchets domestiques et industriels sont rejetés dans les eaux de surface par des systèmes d'égout. Dans certains cas les déchets industriels sont rejetés directement dans les eaux de surface. La qualité des eaux d'égout qui pénètrent dans les eaux de surface dépend des polluants qui y sont présents de la façon dont elle est traitée avant d'entrer en contact avec l'eau de surface.


Les eaux d'égouts domestiques se composent principalement de papier, de savon, d'urine, des matières fécales et de détergents. Les déchets industriels sont variés et dépendent des procédés utilisés par les usines dont ils proviennent.


Les métaux lourds proviennent en général de l'exploitation minière et de la fonderie, les chlorophénols et les fongicides des usines de papier, plusieurs composés organiques proviennent de l'industrie chimique et les composés radioactifs proviennent des centrales nucléaires.


Dans les terres les déversement des déchets industriels sont étroitement surveillés, mais l'extraction en pleine mer, du pétrole et du manganèse entrènent le déversement de déchets directement dans la mer. Des déchets radioactifs sont déposés au fond des mers dans de grands barils en béton pour élimination, mais souvent ces barils commenceront à avoir des défauts au bout d'un moment. Les usines rejètent souvent leurs eaux usées dans la mer pour s'en débarrasser de façon illégale, car ça leur couterait trop cher de purifier leur eau.


Le pétrole est déversé dans la mer par les pétroliers et lors des naufrages, les pesticides sont ajoutés à l'eau pour contrôler les parasites aquatiques. Les peintures des bateaux se dégradent lors des longs voyages et finissent finallement dans l'eau.
Lorsqu'elle sont en période de croissance les plantes absorbent le nitrate et le phosphate, mais quand lorsque les plantes meurent ils sont de nouveau libérés dans le sol et finissent souvent dans les eaux de surface.


Les polluants peuvent aussi contaminer l'eau de façon non délibérée, par exemple par des dépôts atmosphériques. Les pesticides peuvent entrer dans l'eau de surface facilement de cette façon, car on les déverse sur les plantes sous forme de gouttelettes ou au pulvérisateur. Les polluants présents dans le sol peuvent pénétrer dans les eaux de surface lors des fortes pluies ou en s'infiltrant dans le sol et en rejoignant les eaux souterraines.


Les effets des polluants se font surtout ressentir dans les petites mers intérieures et les lacs intérieur. En effet les océans ont un système naturel de dilution pour les polluants arrivant, tandis que les lacs n'ont pas de réel point sortie. De ce fait, la qualité de l'eau dépendra beaucoup de la vitesse de dégradation et de précipitation des polluants.


3. Comment les polluants sont-ils transportés par l'eau?

Les polluants peuvent exister dans l'eau sous différents états. Ils peuvent être dissous ou bien en suspension, c'est à dire sous forme de gouttelettes ou de particules. Les polluants peuvent également être dissous dans des gouttelettes ou être absorbés par des particules. Sous tous ces états les polluants peuvent parcourir de grandes distances dans l'eau et ce de différentes façon.
La matière particulaire peut tomber au fond des rivières et des lacs ou rester à la surface, selon sa densité. Ceci signifie que la plupart du temps elle reste au même endroit lorsque l'eau ne s'écoule pas très rapidement. En général dans les fleuves les polluants parcourent de longues distances. La distance qu'ils parcourent dépend de la stabilité et de l'état physique du polluant et de la vitesse d' écoulement du fleuve. Les polluants iront plus loin s'ils sont en solution dans un fleuve qui s'écoule rapidement. Dans ce cas les concentrations en polluants en un point particulier sont plus faibles mais on peut retrouver le polluant sur une zone plus étendue.
Dans les lacs et les océans les polluants sont transportés par les courants. Il y a beaucoup de courants dans les océans, ce qui permet à un polluant de voyager d'un continent à un autre.
On compte souvent sur le capacité des océans à réduire la concentration des polluants, les prétendues "capacités autonettoyantes" des océans. Mais ça ne fonctionne pas toujours, ceci car le mouvement des courants dans les océans n'est pas uniforme. Et c'est pourquoi les eaux cotières ont souvent un niveau de pollution sensiblement plus élévé que la pleine mer.
Quand des polluants persistants s'accumulent dans les tissus des poissons ou des oiseaux marins, ils ne sont pas seulement un danger toxique pour la chaine alimentaire, ils sont aussi capable alors de parcourir de longue distance et contaminer la chaine alimentaire dans des zones non polluées.


4. Quels sont les facteurs qui déterminent le mouvement des polluants dans l'eau ?

Le mouvement de particules dans l'eau est déterminé par un processus physique. Ce mouvement dépend des propriétés du produit mais aussi des propriétés de l'eau. Nous allons donner un aperçu de ces processus ici.


L'eau est un liquide polaire. Cela signifie que les atomes d'oxygène de la molécule d'eau attirent les électrons des atomes d'hydrogènes et que de ce fait il y a une charge partielle positive sur les atomes d'hydrogène. Les atomes d'oxygène ont eux une charge partielle négative, et de ce fait ils attirent les atomes des autres molécules d'eau pour former des liaisons hydrogènes. Dans les composés non polaires, tels que les hydrocarbures, il n'y a presque pas de séparation de charge et par conséquent ils ne se dissolvent pas dans l'eau.


L'eau a tendance à former des agrégats dans lesquels 4 molécules entourent chaque molécule d'eau. Les cations et les anions ont une affinité pour la partie de l'eau portant la charge opposée, les agrégats sont rompus et les ions se dissolvent. Beaucoup de sels organiques et de composés polaires organiques sont soluble dans l'eau, mais les composés organiques non-polaires ne le sont pas.


On peut donc en conclure que les molécules qui peuvent parvenir à une séparation de charge sont facilement solubles dans l'eau, tandis que celle qui n'ont pas de charge ne sont pas très solubles dans l'eau.


Une conséquence de la polarité est l'hydrophobie. Dans le processus de formation des agrégats avec des molécules chargées, l'eau exclut les substances non-polaires. Ce qui mène à la formation de bicouches de phospholipides.
Le niveau d'hydrophobicité d'une molécule est déterminé par son coefficient de partage n-octanol/eau. Il correspond au rapport de concentration d'une molécule dissoute à saturation dans la n6octanol et dans l'eau. Plus ce coefficient est élevé, plus le composé est hydrophobe.

Pour savoir si un composé va rester dans l'eau on regarde aussi sa pression de vapeur. La pression de vapeur indique la tendance d'un liquide ou de d'un solide à se volatiliser. La pression de vapeur augmente avec la température, puisque les molécules à la surface ont une plus grande énergie cinétique.

La répartition des produits chimiques entre les différents milieux de l'environnement: air, eau, sol est un autre facteur important. La tendance à s'échapper ou la fugacité d'une substance détermine le déplacement d'un milieu à un autre.

La stabilité moléculaire est un facteur qui indique combien de temps un composé reste dans l'environnement et la distance qu'il pourra parcourir. Dans l'environnement des processus chimiques et biochimiques, tels que l'hydrolyse et l'oxydation détruisent les produits chimiques. Cette dégradation ne dépend pas seulement de la stabilité du composé mais aussi des conditions rencontrées dans l'environnement: la température, le pH, le niveau de radiation solaire rencontré et la nature de la surface absorbantes. Par exemple, la solubilité des métaux dans l'eau dépend du pH de celle-ci. Quelquefois la biotransformation d'un composé dans l'environnement pendant sa dégradation n'est pas très positive, car on peut arriver à des composés plus toxiques que le produit de départ.


5. Comment les organismes réagissent aux polluants ?

Quand un polluant pénètre dans un organisme cela entraîne des modifications, ces modifications peuvent servir à protéger l'organime contre les effets dangereux ou non.
La première réponse d'un organisme à un polluants est de déclancher un mécanisme de protection. Dans la plupart des cas cela permet la detoxification du polluant mais il arrive dans certains cas qu'il produise des substances qui endommagent plus les cellules que le polluant originel.
Un autre type de réponse est de réduire la disponibilité d'un polluant en le liant à une autre molécule pour l'extraire ou le stocker.
a côté de ces mécanismes de protection l'organisme peut aussi déclancher des mécanismes pour réparer les dommages causés par les polluants.
Les réponses à la toxicité d'un polluant ne dépend pas seulement du polluants mais aussi du type d'organisme contaminé.


6. Quels sont les effets généraux que peuvent avoir les polluants de l'eau sur les organismes ?

Les polluants de l'eau peuvent avoir beaucoup d'effets différents, tout dépend du polluant et de l'organisme considéré. Voici quelques exemples d'effets que peut avoir un polluant.

Génotoxicité

 

On sait que beaucoup de composé qui pénètrent dans les organismes causent des dommages à l'ADN. Ces composés sont appelés génotoxines.


En général lorsque l'ADN est endommagé un système naturel de réparation le remet dans son état normal, mais quand ce système ne marche pas pour une quelconque raison, les cellules avec l'ADN endommagé peuvent se diviser. Il y a alors production de cellules mutantes et le défaut peut se diffuser, de ce fait la descendance de l'organisme peut avoir de sérieux défauts qui sont souvent néfastes pour sa santé.


Les HPA, l'aflatoxine et le chlorure de vinyl sont des exemples de génotoxines.
Pour toutes ces génotoxines, ce n'est pas le composé originel qui réagit avec l'ADN, ce sont en général des produits hautement réactifs à durée de vie courte produits lors de réaction entre le composé original et des enzymes.

Cancérogénicité

 

Plusieurs polluants sont carcinogènes, ce qui signifie qu'ils peuvent entraîner un cancer chez l'être humain et les animaux. Les polluants carcinogènes sont des polluants qui jouent un rôle dans une ou plusieurs étapes du développement du cancer dans l'organisme.


Les polluants peuvent être le déclencheur, c'est à dire qu'ils introduisent des propriétés pouvant provoquer un cancer dans la cellule. Ils peuvent aussi être des promoteurs, ce qui signifie qu'ils peuvent promouvoir la croissance des cellules qui peuvent développer des cancers. Enfin, ils peuvent stimuler la division non contrôlée et la diffusion des cellules cancéreuses. Si l'un de ces éléments manque le cancer ne peut se développer.
Quand les cellules cancéreuses sont malignes, elles peuvent se diffuser à travers le corps humain rapidement, entrainant des effets négatifs sur les cellules saines et le mécanisme immunitaire. Elles détruisent les cellules normales du corps et entraîne des cancer dans les organes.

Neurotoxicité

 

Le système nerveux des organismes est très sensible aux effets toxiques des produits chimiques, qu'ils soient naturels ou synthétiques. Les produits chimiques qui ont des effets neurologiques sont appelés des neurotoxines. Par exemple les insecticides sont de dangereuses neurotoxines.


Les neurotoxines perturbent toutes d'une façon ou d'une autre la transmission des impulsions le long des nerfs ou à travers les synapses.
Les conséquences de la neurotoxicité sont multiples. Il peut s'agir de tremblements musculaires, de convulsions, d'un mauvais fonctionnement des nerfs et des transmissions, de vertiges ou de dépression ou même un mauvais fonctionnement complet de certaines partie du corps. La neurotoxicité peut être sérieuse au point de bloquer les synapses. Le blocage des synapses entraîne la mort par paralysie du muscle du diaphragme et impossibilité de respirer.

Perturbation des transferts d'énergie

 

Dans l'organisme la transformation d'énergie se fait dans les cellules au niveau des mitochondrie. Dans ces mitochondries il y a production de molécules d'ATP, qui transportent l'énergie à travers tout le corps de l'organisme. Quand la production d'ATP est perturbée les transferts d'énergie cessent, ce qui a pour conséquence de fatiguer l'organisme, celui ci est inanimé et est incapable de fonctionner normalement.

Problèmes de reproduction

 

Les polluants entrainant des échecs reproductifs due fait de dommages sur les organes reproducteurs sont appelés perturbateurs (ou modulateur) endocriniens. Il y a plusieurs façons pour un polluant de perturber le système endocrinien.
Il y a les produits oestrogéniques. Ce sont des produits chimiques qui peuvent se fixer sur les récepteur d'oestrogène. ce qui entraîne le déclanchement du processus oestrogénique et donc une perturbation dans le système reproductif qui peut aller jusqu'à l'échec reproductif.
Un produit oestrogénique peut aussi bloquer les effets des oestrogène endogènes en se liant au récepteur de l'oestrogène et entrainer ainsi la masculinisation des organismes femelles.
On peut aussi trouver des molécules reproductives femelles dans des organismes mâles. ce qui donne des hermaphrodites. De nombreux cas d'imposex ( phénomène par lequel le sexe d'un organisme devient indéterminé à la suite d'un dérèglement ou d'une perturbation hormonale ) ont été reporté chez les organismes marins, par exemple chez le buccin ( un gastéropode ), à cause du tributyl étain.


D'autres hormones peuvent être inhibés par fixation de produits chimiques sur les récepteurs, et cela peut entrainer l'infertilité lorsque ça s'étale sur une longue période.

Effets sur le comportement

 

Tous les comportements sont vulnérables à une altération par les polluants. Le comportement social ou sexuel peut être modifié, entrainant une diminution de la reproduction. La vulnérabilité face aux prédateurs peut augmenter, du fait d'une baisse de la vigilance. Ainsi l'effet des polluants sur les comportements entraine une baisse de la production et un taux de mortalité plus élevé.


Une conséquence fréquente de la pollution est une perte d'appétit, donc une diminution de la prise de nourriture. La recherche des proies peut aussi être affectée, du fait des effets des polluants sur l'apprentissage, les stratégies de recherche et le système sensoriel.


Ces effets sur le comportement diminuent les chances de survie des organismes, surtout des animaux.

L'une des propriétés des polluants que l'on doit toujours garder à l'esprit c'est leur possibilité d'interagir avec un autre. Les réactions chimiques permettant aux polluants de se combiner peuvent diminuer leurs effets mais aussi les augmenter, rendant ainsi un polluant encore plus dangereux pour les organismes.


7. Comment teste-t-on la toxicité des polluants à l'aide les animaux aquatique ?

On peut tester la toxicité de produit chimique dans l'eau en utilisant les animaux aquatiques comme indicateur. Les produits chimiques peuvent être en solution, en suspension ou les deux.


Pour déterminer les valeurs des concentrations mortelles, les organismes sont exposés à différentes concentration. Quand un effet apparaît on note la concentration correspondante, quand l'animal meure, on note la concentration mortelle. cette façon de déterminer la toxicité se fait en laboratoire. Quand beaucoup d'animaux meurent à des concentrations faibles en produit, cela signifie que le produit en question est très toxique. Quand on connait le degré de toxicité, on connait aussi ces effets lorsqu'on en a une certaine concentration dans un lieu.


La toxicité d'un produit chimique pour un organisme aquatique dépends de la concentration du produit mais aussi du temps d'exposition à ce produit. Le temps d'exposition à un produit chimique lors d'un test de toxicité dépend de l'animal qui est utilisé. Des Daphnie (puces d'eau) sont souvent utilisés pour certains tests de toxicité. Ces test durent en général seulement 24 à 48 heures. En revanche les tests de toxicité avec des poissons sont plus long, en général de 4 jours à une semaine.


Les données obtenues par de tels tests ne donnent pas seulement le degré de toxicité d'un produit, ils donnent aussi des indications sur la toxicité du produit lorsqu'il y a d'autres produits chimiques présents. Tous les tests de toxicité ne vont pas jusqu'à la mort des organismes, quelquefois un changement dans le comportement d'un animal aquatique est un signe de toxicité de certain type de produits chimiques.


Les tests de toxicité sont influencés à la fois par les propriétés des produits chimiques et par les propriétés de l'organismes. La disponibilité du produit chimique pour l'organisme est aussi un facteur important, car la toxicité diminue quand le produit n'est pas facilement par l'organisme.

Les laboratoires peuvent aussi effectuer des tests de toxicité pour les produits chimiques présents dans les sédiments de l'eau.

 

 


Sources :
http://www.lenntech.fr/francais/faq-effet-polluants-sante.htm

 

À propos de Lenntech


La société Lenntech a été créé en 1993 par des anciens de l'Université technique de Delft, Pays-Bas.
La désinfection de l'eau, l'oxydation et les techniques de recyclage par des procédés « écologiques » ont été à  l'origine des activités de Lenntech. Au cours de son développement l’entreprise s’est orientée vers des technologies telles que la filtration fine, la biofiltration et l'élimination des odeurs. Lenntech fournit des systèmes clé en main.



 

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Published by Pierre PETIT - dans Cancer & Pesticides
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 22:01

Pourquoi la parole de Scientifiques n'est-elle pas écoutée ?

De jour en jour notre dossier valide nos préoccupations.
Cet article " scientifique " résume une évidente logique qu'igepac tente de faire partager à nos décideurs.


Ce que dit le CNRS, en résumé


Les pesticides sont des composés chimiques dotés de propriétés toxicologiques et peuvent être toxiques même à l’état de trace. S’ils sont d’abord apparus bénéfiques, leurs effets secondaires nocifs ont été rapidement mis en évidence.


Leur toxicité, liée à leur structure moléculaire, ne se limite pas en effet aux seules espèces que l’on souhaite éliminer. Ils sont notamment toxiques pour l’homme

Même à faible concentration, les nitrates peuvent également engendrer à long terme des cancers chez les adultes
lorsqu’ils sont associés à certains pesticides avec lesquels ils forment des composés cancérigènes.


Malheureusement, tous les pesticides épandus ne remplissent pas leur emploi. Une grande partie d’entre eux est dispersée dans l’atmosphère. Ils retombent avec les pluies directement sur les plans d’eau et sur les sols. Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales.

Estimer les effets sur les écosystèmes d’une pollution liée aux pesticides s’avère difficile, car il existe un millier de familles de pesticides, soit des dizaines de milliers de pesticides et leurs sous-produits de dégradation sont parfois plus toxiques.


Les effets à long terme sur l’organisme humain de cette kyrielle de substances que les populations ingèrent
régulièrement à doses homéopathiques mais répétées
restent pour la plupart encore méconnus.




Ces informations plus détaillées
 

La pollution par les pesticides


             

Les pesticides(insecticides, raticides, fongicides, et herbicides) sont des composés chimiques dotés de propriétés toxicologiques, utilisés par les agriculteurs pour lutter contre les animaux (insectes, rongeurs) ou les plantes (champignons, mauvaises herbes) jugés nuisibles aux plantations. Le premier usage intensif d’un pesticide, le DDT, remonte à l’époque de la seconde guerre mondiale.

Malheureusement, tous les pesticides épandus ne remplissent pas leur emploi. Une grande partie d’entre eux est dispersée dans l’atmosphère, soit lors de leur application, soit par évaporation ou par envol à partir des plantes ou des sols sur lesquels ils ont été répandus. Disséminés par le vent et parfois loin de leur lieu d’épandage, ils retombent avec les pluies directement sur les plans d’eau et sur les sols d’où ils sont ensuite drainés jusque dans les milieux aquatiques par les eaux de pluie (ruissellement et infiltration).

Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales.


Mais la source la plus importante de contamination par des pesticides demeure la négligence : stockage dans de mauvaises conditions, techniques d’application défectueuses,rejet sans précaution de résidus ou d’excédents, ou encore pollutions accidentelles comme, par exemple, lors du rejet accidentel de 1 250 tonnes de pesticides dans le Rhin, en novembre 1986.

Si les pesticides sont d’abord apparus bénéfiques, leurs effets secondaires nocifs ont été rapidement mis en évidence.


Leur toxicité, liée à leur structure moléculaire, ne se limite pas en effet aux seules espèces que l’on souhaite éliminer. Ils sont notamment toxiques pour l’homme
( voir ci-dessous ).


Estimer les effets sur les écosystèmes d’une pollution liée aux pesticides s’avère difficile, car il existe un millier de familles de pesticides, soit des dizaines de milliers de pesticides. Ils sont en outre utilisés à faibles doses et leurs comportements sont très divers. Leur impact dépend à la fois de leur mode d’action (certains sont beaucoup plus toxiques que d’autres), de leur persistance dans le temps (certains se dégradent beaucoup plus rapidement que d’autres) et de leurs sous-produits de dégradation lesquels sont parfois plus toxiques et se dégradent moins vite que le composé initial. Leurs effets sur le vivant sont, eux aussi, encore très mal connus.

 

 

La toxicité de certains polluants chimiques


 

 

L’eau de la nature est d’autant moins potable aujourd’hui qu’elle est de plus en plus polluée par des substances rejetées par les sociétés humaines. Or, cette pollution est parfois telle aujourd’hui, que même la qualité de l’eau potable s’en ressent. Il n’est pas rare en effet, même dans les pays industrialisés, qu’une affaire éclate au sujet d’eaux du robinet ne respectant pas les normes. Sont généralement incriminées, les pollutions bactériologiques, et les pollutions par les nitrates, pesticides et métaux lourds.

De toutes ces matières qu’elle reçoit, certaines sont sans risque pour la santé en dessous d’une certaine concentration, d’autres sont toxiques même à l’état de trace.

Outre leur concentration, le temps d’exposition à ces substances est également très important. Si la contamination par les micro-organismes pathogènes est très rapide, une seule absorption d’eau infectée pouvant suffire, certaines substances ne sont toxiques qu’après un long temps d’exposition. Mais, par-delà ces généralités, les effets sur l’organisme humain de cette kyrielle de substances que les populations ingèrent régulièrement à doses homéopathiques restent, pour la plupart, encore méconnus.

 
Au-delà d’un certain seuil de concentration, les nitrates peuvent engendrer, chez les enfants et surtout les nourrissons très sensibles à une absorption trop importante, un empoisonnement du sang appelé une méthémoglobinémie, ou encore maladie bleue. Les nitrates ne sont pas nocifs en soit pour la santé. Mais sous l’action d’une bactérie présente dans le corps humain, ils se transforment en nitrites. Ceux-ci oxydent l’hémoglobine du sang qui ne peut plus fixer l’oxygène ce qui perturbe la respiration cellulaire.

Même à faible concentration, ils peuvent également engendrer à long terme des cancers chez les adultes
lorsqu’ils sont associés à certains pesticides avec lesquels ils forment des composés cancérigènes.

La difficulté avec les pesticides est qu’ils forment une famille très nombreuse : plusieurs centaines de molécules très diverses sont en effet utilisées. En outre, dans la nature, ces molécules se dégradent, et ce faisant en génèrent d’autres. Or les toxicités de chacune de ces substances, pesticides et produits de dégradation, diffèrent et sont mal connues pour la plupart, l’incertitude portant sur les effets à long terme de doses infimes mais répétées. Certains d’entre eux, comme l’atrazine, un herbicide utilisé dans la culture du maïs, sont cancérigènes. D’autres seraient susceptibles d’avoir des effets négatifs sur la fertilité masculine.

 



La toxicité du plomb 




Certaines substances, comme les métaux lourds, ne sont pas éliminées par l’organisme. Elles s’y accumulent, et leur ingestion prolongée peut être la cause de maladies graves, même si leur teneur dans l’eau est très faible. Ingérées en grande quantité, lors d’une pollution accidentelle, ces mêmes substances sont rapidement toxiques.

Le plomb par exemple passe dans le sang et va perturber de nombreux mécanismes biochimiques, touchant principalement le système nerveux mais aussi d’autres fonctions, comme la reproduction. Les enfants exposés de manière prolongée à de faibles doses de plomb peuvent ainsi développer un saturnisme, une maladie caractérisée par divers troubles pouvant être irréversibles : ceux-ci concernent notamment la croissance, le développement du système nerveux central, le développement intellectuel et le comportement.

À plus forte dose, le plomb peut induire même chez les adultes, et aussi bien chez les hommes que chez les femmes, des troubles de la reproduction, des insuffisances rénales, ou des encéphalopathies. Il peut également se fixer sur les os du squelette où il ne sera en rien gênant tant qu’il ne sera pas renvoyé dans le sang ; or, cela peut se produire en particulier chez les femmes enceintes ce qui engendre une surexposition fœtale, mais aussi chez les personnes âgées qui se retrouvent alors empoisonnées de manière brutale.



CONCLUSION

Nous devons poursuivre ce dossier pour permettre à tous d'avoir accès à une véritable information.

_________________

Si vous dérirez avoir des informations complémentaires sur l'eau consultez le dossier Eau du CNRS ( Centre National de Recherches Scientifiques ) : un résumé clair et précis.



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