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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 17:58

santini 01

L'enquête d'igepac  sur la détection des pesticides dans notre eau du robinet se poursuit. Nous publierons régulièrement les réponses obtenues.


Un courriel avait été envoyé le vendredi 4 décembre 2009

au SEDIF ( Syndicat des Eaux De l'Ile de France )

pour une demande d'informations :

 

" ... 

Pour garantir une eau buvable, quels sont les moyens que vous utilisez pour vérifier que Veolia connaît bien TOUS les pesticides utilisés aux grands alentours des captages  ( ou présents dans la Marne ou la Seine ) de façon à procéder à TOUTES les analyses utiles ?

... "

 

 

 

 

Le 16 décembre 2009  le SEDIF, au nom de M. Santini, a envoyé ce courriel :

 

Monsieur,

 

C’est avec attention que j’ai pris connaissance de votre message concernant le suivi par le régisseur du SEDIF des pesticides dans l’eau potable.


Depuis de nombreuses années, le SEDIF conduit des études, afin de connaître l’état de la contamination en pesticides de ses ressources en eau, et l’efficacité des filières de traitement de ses usines vis-à-vis de ces molécules. Au fil des ans, en fonction de l’évolution des pratiques agricoles et des progrès des méthodes analytiques, de plus en plus de pesticides ont été mesurés. Actuellement, près de 130 substances sont ainsi recherchées, molécules-mères et sous-produits de dégradation.


La surveillance de la qualité de l’eau que doit mettre en place VEOLIA Eau – Compagnie Générale des Eaux, exploitant des installations de production et de distribution d’eau du SEDIF, s’appuie sur les résultats de ces études, pour cibler les molécules les plus fréquemment observées dans les ressources.
 

Par ailleurs, les Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales assurent de leur côté un contrôle réglementaire et  indépendant des eaux potables. Le laboratoire choisi en début d’année 2009 par ces services pour réaliser le programme d’analyses pour les usines de production d’eau potable du SEDIF situées à Choisy-le-Roi et  Neuilly-sur-Marne, qui traitent respectivement les eaux de la Seine et de la Marne, recherche près de 180 pesticides différents.


Comme vous pouvez le constater, ces différents suivis offrent une large couverture des pesticides. Elle est en accord avec les résultats de l’étude de la contamination des masses d’eau en Ile-de-France, pilotée  par le programme Phyt’Eaux Propres Ile-de-France, qui mesure plus de 160 molécules, dont les résultats sont consultables à l’adresse suivante :
http://driaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=8&var_mode=calcul


De plus, je tiens à vous préciser que les usines de production d’eau potable du SEDIF sont équipées de filières de traitement performantes, qui permettent une bonne élimination des pesticides. Les mesures non conformes sur les eaux produites sont exceptionnelles et toujours ponctuelles.


Souhaitant vous avoir apporté les éléments répondant à votre interrogation, et avec mes sentiments les meilleurs,

 

                            Le Président

                        André SANTINI

                         Ancien Ministre

        Député-Maire d'Issy-les-Moulineaux

 

 

 

 

Réponse d’igepac au SEDIF, le 17 décembre 2009

 

Merci beaucoup de votre réponse, au nom de M. Santini.

Votre réponse indique que vous faites des analyses " conformes " à la législation en cours et même un peu plus. Dans ce sens, votre sérieux n’est pas à mettre en doute.


Dans votre réponse, et celle d'autres élus, igepac constate que les analyses de pesticides des captages ne sont pas faites en fonction des produits utilisés réellement localement mais en fonction d'une évaluation de la probabilité de trouver la présence d'un pesticide donné.

 

igepac va continuer son enquête et faire une proposition de loi à nos élus et à M. Santini en premier pour sa position de Président du SEDIF, le plus gros syndicat de France, et de Député.

 

« La déclaration annuelle obligatoire par l’exploitant agricole, déposée en Mairie, de la dénomination, de la quantité et du lieu d’achat des produits chimiques qu’il utilisent sur le territoire communal. »   A charge à chaque Maire de faire parvenir cette déclaration aux organismes  concernés par la pollution éventuelle. Une lourde peine devra être dissuasive en cas de non ou fausse déclaration, au même tire qu’un empoisonnement collectif sciemment effectué.

La santé publique est un enjeu qui mérite d’être pris au sérieux : ainsi, on pourra faire les analyses utiles pour déceler les produits réellement contenu dans les captages.

 

De même, il faudra réfléchir :  pourquoi les villageois n'ont-ils pas la même garantie sanitaire que les citadins ?
Actuellement les pesticides ne sont pas ou peu analysés dans des petites unités de production, ... ça coûte trop cher !

 

Vous pourrez informer M. Santini de ce projet.

 

Je vous remercie encore de participer à ce réel débat de santé publique.

 

...

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Pierre PETIT - dans Le DOSSIER igepac
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