
Les pesticides sont des composés chimiques dotés de propriétés toxicologiques et peuvent être toxiques même à l’état de trace. S’ils sont d’abord apparus bénéfiques, leurs effets secondaires nocifs ont été
rapidement mis en évidence.
Leur toxicité, liée à leur structure moléculaire, ne se limite pas en effet aux seules espèces que
l’on souhaite éliminer. Ils sont notamment toxiques pour l’homme
Même à faible concentration, les nitrates peuvent également engendrer à long terme des cancers chez
les adultes lorsqu’ils sont associés à certains pesticides avec lesquels ils forment des composés
cancérigènes.
Malheureusement, tous les pesticides épandus ne remplissent pas leur emploi. Une grande partie
d’entre eux est dispersée dans l’atmosphère. Ils retombent avec les pluies directement sur les plans d’eau et sur les sols. Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution
diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales.
Estimer les effets sur les écosystèmes d’une pollution liée aux pesticides s’avère difficile, car il
existe un millier de familles de pesticides, soit des dizaines de milliers de pesticides et leurs sous-produits de dégradation sont parfois plus toxiques.
Les pesticides(insecticides, raticides, fongicides, et herbicides) sont des composés
chimiques dotés de propriétés toxicologiques, utilisés par les agriculteurs pour lutter contre les animaux (insectes, rongeurs) ou les plantes (champignons, mauvaises herbes) jugés nuisibles aux
plantations. Le premier usage intensif d’un pesticide, le DDT, remonte à l’époque de la seconde guerre mondiale.
Malheureusement, tous les pesticides épandus ne remplissent pas leur emploi. Une grande partie d’entre eux est dispersée dans l’atmosphère, soit lors de leur application, soit par
évaporation ou par envol à partir des plantes ou des sols sur lesquels ils ont été répandus. Disséminés par le vent et parfois loin de leur lieu d’épandage, ils retombent avec les pluies
directement sur les plans d’eau et sur les sols d’où ils sont ensuite drainés jusque dans les milieux aquatiques par les eaux de pluie (ruissellement et infiltration).
Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales.
Mais la source la plus importante de contamination par des pesticides demeure la négligence : stockage dans de mauvaises conditions,
techniques d’application défectueuses,rejet sans précaution de résidus ou d’excédents, ou encore pollutions accidentelles comme, par exemple, lors du rejet accidentel de 1 250 tonnes de
pesticides dans le Rhin, en novembre 1986.
Si les pesticides sont d’abord apparus bénéfiques, leurs effets secondaires nocifs ont été rapidement mis en évidence.
Leur toxicité, liée à leur structure moléculaire, ne se limite pas en effet aux seules espèces que l’on souhaite éliminer. Ils sont notamment toxiques pour l’homme ( voir ci-dessous ).
Estimer les effets sur les écosystèmes d’une pollution liée aux pesticides s’avère difficile, car il existe un millier de
familles de pesticides, soit des dizaines de milliers de pesticides. Ils sont en outre utilisés à faibles doses et leurs comportements sont très divers. Leur impact dépend à la fois de
leur mode d’action (certains sont beaucoup plus toxiques que d’autres), de leur persistance dans le temps (certains se dégradent beaucoup plus rapidement que d’autres) et de leurs
sous-produits de dégradation lesquels sont parfois plus toxiques et se dégradent moins vite que le composé initial. Leurs effets sur le vivant sont, eux aussi, encore très mal
connus.
L’eau de la nature est d’autant moins potable aujourd’hui qu’elle est de plus en plus polluée par
des substances rejetées par les sociétés humaines. Or, cette pollution est parfois telle aujourd’hui, que même la qualité de l’eau potable s’en ressent. Il n’est pas rare en effet, même dans les
pays industrialisés, qu’une affaire éclate au sujet d’eaux du robinet ne respectant pas les normes. Sont généralement incriminées, les pollutions bactériologiques, et les pollutions par les
nitrates, pesticides et métaux lourds.
De toutes ces matières qu’elle reçoit, certaines sont sans risque pour la santé en dessous d’une certaine concentration, d’autres sont toxiques même à l’état de trace.
Outre leur concentration, le temps d’exposition à ces substances est également très important. Si la
contamination par les micro-organismes pathogènes est très rapide, une seule absorption d’eau infectée pouvant suffire, certaines substances ne sont toxiques qu’après un long temps d’exposition.
Mais, par-delà ces généralités, les effets sur l’organisme humain de cette kyrielle de substances que les populations ingèrent régulièrement à doses homéopathiques restent, pour la
plupart, encore méconnus.
Au-delà d’un certain seuil de concentration, les nitrates peuvent engendrer, chez les enfants et surtout les nourrissons très sensibles à une absorption trop importante, un empoisonnement
du sang appelé une méthémoglobinémie, ou encore maladie bleue. Les nitrates ne sont pas nocifs en soit pour la santé. Mais sous l’action d’une bactérie présente dans le corps humain, ils se
transforment en nitrites. Ceux-ci oxydent l’hémoglobine du sang qui ne peut plus fixer l’oxygène ce qui perturbe la respiration cellulaire.
Même à faible concentration, ils peuvent également engendrer à long terme des cancers chez les adultes lorsqu’ils sont associés à certains pesticides
avec lesquels ils forment des composés cancérigènes.
La difficulté avec les pesticides est qu’ils forment une famille très nombreuse : plusieurs centaines de molécules très diverses sont en
effet utilisées. En outre, dans la nature, ces molécules se dégradent, et ce faisant en génèrent d’autres. Or les toxicités de chacune de ces substances, pesticides et produits de dégradation,
diffèrent et sont mal connues pour la plupart, l’incertitude portant sur les effets à long terme de doses infimes mais répétées. Certains d’entre eux, comme l’atrazine, un herbicide utilisé dans
la culture du maïs, sont cancérigènes. D’autres seraient susceptibles d’avoir des effets négatifs sur la fertilité masculine.
La toxicité du plomb
Certaines substances, comme les métaux lourds, ne sont pas éliminées par l’organisme. Elles s’y accumulent, et leur ingestion
prolongée peut être la cause de maladies graves, même si leur teneur dans l’eau est très faible. Ingérées en grande quantité, lors d’une pollution accidentelle, ces mêmes substances sont
rapidement toxiques.