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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:43

Sulfatage 03

A l'automne 2008, le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) a publié les résultats d'une enquête prouvant la présence de résidus de pesticides dans des raisins de table, dont certains interdits dans l'Union européenne.


Mercredi 6 janvier 2010, l’association écologiste a été assignée devant le tribunal de grande instance par les producteurs de raisin. Ces derniers estiment que l’étude de 2008 constitue un dénigrement. « Cette attaque scandaleuse vise tout simplement à nous faire taire car notre travail dérange tous ceux qui voudraient que rien ne change dans les pratiques agricoles polluantes actuelles », a déclaré le MDRGF.


La Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNRPT) réclame un demi-million d'euros de dommages et intérêts.


logo developpementdurableHélène Toutchkov


 COMMUNIQUE  DE  PRESSE  DU MDRGF


Le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures est assigné par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table (FNPRT). Le tribunal vient de rendre son verdict.

Pourquoi cette assignation ? La FNRPT, Fédération de producteurs de la FNSEA, nous assigne pour un soit disant dénigrement du raisin de table suite à la publication d’analyses de résidus de pesticides dans des raisins de table vendus dans des supermarchés réalisées en novembre 2008 avec quatre autres associations européennes !

500 000€ ! La FNPRT nous demandait, entre autre, la somme astronomique de 500 000 Euros!

VERDICT. La plaidoirie s’était tenue le 6 janvier 2010 devant la 17ème chambre (chambre de la liberté de la presse) au TGI de Paris qui vient de rendre son jugement ce jour.

Dans son jugement, le TGI reconnait que le MDRGF, s’est exprimé dans le cadre de son objet social d’intérêt général, et n’a aucunement abusé de façon fautive de sa liberté d’expression en publiant les résultats d’analyses montrant la présence de résidus de pesticides dans des raisins vendus dans les supermarchés.

Au contraire, le jugement reconnait que la méthodologie suivie dans l’étude a été présentée de manière détaillée, et en présentant les résultats sans dénaturation. En outre, ce jugement reconnait notre droit à parler de « pesticides et de contamination » pour parler des résidus présents dans les raisins analysés. En conséquence de quoi le tribunal a rejeté les demandes en dommages et intérêts de la FNPRT.

Condamné pour procédure abusive ! De plus, le jugement reconnait que en attentant cette action, la FNPRT a abusé de son droit d’agir en justice (notamment parce que la date de publication de l’étude du MDRGF correspondait à la fin de la saison de distribution du raisin de table). En conséquence de quoi le juge décide que la FNPRT devra verser au MDRGF 1€ au titre de dommages et intérêts pour procédure abusive, ce qui est une décision assez rare dans ce type de procès.

Enfin, la FNPRT a été condamnée à payer au MDRGF la somme de 2000€ au titre des frais engagés pour sa défense.

«Nous nous félicitons de ce jugement qui légitime totalement le travail du MDRGF et notre droit à réaliser et publier des résultats d’analyse de pesticides contenus dans des produits alimentaires. Il s’agit d’une victoire importante pour la liberté d’expression et pour les droits des contre pouvoirs en général dans ce pays. Cette tentative de procès baillons n’a pas abouti.

Nous allons donc continuer sereinement à faire le travail que nos adhérents nous demandent de faire : à savoir informer sur la présence des pesticides dans l’environnement et l’alimentation et travailler à obtenir des législations plus protectrices de l’environnement et de la santé.

Enfin, nous souhaitons que les producteurs de raisins de table retrouvent la voie du dialogue. Nous nous tenons à leur disposition pour travailler ensemble sur les techniques agronomiques qui permettront de concilier productions et préservation de l’environnement et de la santé, conformément aux objectifs du Grenelle de l’environnement.»

déclare F. Veillerette, Président du MDRGF.

 
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<< le communiqué

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:21

algues vertes
Le plan quinquennal présenté par le gouvernement veut éradiquer 30 à 40 % des algues vertes d'ici 2015

Suite aux conclusions rendues par la mission interministérielle, le gouvernement a dévoilé son plan de lutte contre les algues vertes. Les 134 millions d’euros alloués à la résorption de la pollution devront servir à éradiquer 30 à 40 % d’algues vertes d’ici 2015. Si les collectivités territoriales doivent faire montre d’efforts, les agriculteurs, en revanche, semblent épargnés.

134 millions d’euros sur cinq ans. Le décès d’un cheval sur les plages de St Michel-en-Grève l’été dernier a précipité l’action. Depuis, l’Etat a perdu son procès et doit prendre à sa charge le nettoyage des algues vertes sur les plages. Mais pour parvenir à une réduction du phénomène « 30 à 40 % d’ici 2015 », de nombreuses mesures ont été édictées.

 

« Aujourd’hui, un virage a été pris sur l’agriculture en Bretagne mais on ne peut pas revenir sur 15 ou 20 ans de pratiques qui n’allaient pas dans le bon sens d’un claquement de doigts », a toutefois concédé le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire. Vu la profonde absorption des nitrates dans les eaux et les sols bretons, le chemin sera long. « 10 à 15 ans », prévoit la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno.

 

Sur les 134 millions d’euros alloués, 94 millions seront pris en charge par l’Etat, le reste par les collectivités territoriales. Elles devront notamment veiller au fait que les permis délivrés aux exploitations agricoles ne détruisent pas les sols. Et devront également faire respecter les plans d’actions locaux qui imposent aux agriculteurs de consigner les taux de nitrates utilisés dans un perpétuel souci de réduction de ces derniers.

 

Trop de cadeaux aux agriculteurs

 

Le plan concerne 8 baies en Loire-Atlantique, 23 bassins versants et plus de 3 500 exploitations. Les plans d’actions locaux devront être validés en 2012. Exception faite pour deux baies prioritaires, celles de St Brieuc et de Lannion, pour lesquelles les plans devront être élaborés un an auparavant, en 2011.

L’Etat va donc procéder, cet été, au ramassage et au traitement des algues (financement à hauteur de 50 %) mais a d’ores et déjà trouvé une méthode pour les transformer : la méthanisation. Un appel à projets sera lancé courant 2010. Les premières unités opérationnelles de méthanisation sont attendues pour 2012. A cette époque, comme l’explique Chantal Jouanno, « on sera en capacité de les méthaniser pour faire de l’énergie et une forme d’engrais ».

 

Si la Fédération agricole s’estime heureuse de la résolution du fléau des algues vertes, les écologistes crient un peu moins victoire. Dénonçant un budget bien trop faible pour venir à bout du phénomène, ils sont également déçus que les agriculteurs, qu’ils tiennent pour responsables, ne soient pas punis plus sévèrement. « Ce plan n’est pas à la dimension du problème. Il affiche une ambition mais n’a pas les moyens de son ambition », s’offusque Gilles Huet, de l’association Eau et Rivières. Critiquant la volonté de ne pas modifier les subventions accordées au profit d’une autre agriculture, nombre d’écologistes doutent de la véritable ambition du gouvernement.

 

Albane Wurtz


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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 09:54

BeauceLa Bauce et ses grandes plaines qui ont fait la fiéreté de la France ( son grenier à blé ), sont devenu le symbole du désespoir de notre mortelle Agriculture. 


Il y a cinquante ans notre Agriculture nourrissait la France. Ensuite elle a voulut nourrir l'Europe, il fallait produire de plus en plus ... et les engrais sont arrivés. La Mondialisation a pris la relève, nous devons nourrir la planète et l'Agriculture industrielle s'est imposée. La France sauve l'humanité de la famine ... mais asservit les Nations pauvres ou non ( Tel est le Monde actuel et le  citoyen doit vivre avec les conséquences des Politiques de notre siècle ).
 
Que faire ?

Les militants d’Europe écologie du département ont créé u
ne nouvelle association,

( la suite est de Marc Laimé )

" Eau Secours 28, pour combattre la dégradation catastrophique des ressources en eau qui fait du département une véritable zone sinistrée.  


Aux côtés de la secrétaire, Sandra Renda, et du trésorier, Didier Berthuy, le président, Bertrand Pouchin, va poursuivre la lutte qu’il mène depuis plusieurs années contre la pollution de l’eau en Eure-et-Loir.

« Aujourd’hui, pour 40 000 habitants du département, l’eau du robinet n’est pas potable. Si on ne fait rien, ce problème touchera l’ensemble de l’Eure-et-Loir dans trente ans. Car les sols n’ont plus la capacité d’éliminer les produits phytosanitaires », rappelle Didier Berthuy



Bertrand Pouchin dénonce les mauvaises pratiques agricoles qui ont pollué au fil des ans la nappe de Beauce : rinçage de bidons ou de cuves dans la nature, refus de mettre en place des bandes enherbées, épandage, etc.

« A Voves, on ne délivre plus de permis de construire car l’eau est trop polluée. Ce qui est dangereux, c’est l’exposition permanente à ces produits mais bien souvent, la population est très mal informée », dénonce le président d’Eau Secours 28.



L’une des premières missions de l’association sera donc de mettre en place un site Internet regroupant les analyses effectuées dans chaque commune du département.

Et réclamer un changement rapide des méthodes agricoles notamment une « production de meilleure qualité et de moindre quantité » et le « développement de l’agriculture biologique ».



« Beaucoup d’agriculteurs sont piégés car les semences qu’on leur vend ne poussent qu’avec des produits de synthèse. On réclame le retour des “races” rustiques et la création pour le blé de Beauce d’un label rouge, haute valeur environnementale », souligne Bertrand Pouchin.

Dans ce combat, l’association espère compter sur l’appui de la préfecture très sensibilisée à la qualité de l’eau. Le président du conseil général s’est lui aussi, dit prêt à agir. Les membres d’Eau Secours 28 espèrent qu’ils seront associés à ces efforts. "


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<< Toujours en Eure et Loir, lire le périple d'un témoin du despotisme des maîtres des lieux.

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 15:27


Sur le site du Ministère de la Santé et des Sports à " Eau et pesticides "

il a été publié le 25 août 2009 cet article :

 

La Cour de justice des communautés européennes (CJCE) a condamné la France par un arrêt en manquement en date du 31 janvier 2008. Cet arrêt fait suite à la non-conformité de réseaux d’eau potable aux limites de qualité pour les paramètres « nitrates » et « pesticides » dans les départements de Vendée, des Deux-Sèvres et de la Charente-Maritime. Cet arrêt n’est pas assorti, à ce jour, de condamnation financière.

Sans attendre cette condamnation de principe, des actions correctrices ( traitement de l’eau, interconnexion de réseaux, etc. ) ont été mises en œuvre par les collectivités locales concernées, sous l’impulsion des préfets et des directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS). Ces mesures ont permis une nette amélioration de la situation, soulignée par la CJCE dans son arrêt.

Quelques remarques igepac

Dans une récente vidéo Ségolène Royal ventait les mérites de la région Poitou-Charente pour sa politique de lutte contre les pesticides. C'est en cherchant dans les informations régionales que cet article m'est apparu. La presse parle souvent de la Bretagne car les associations bretonnes sont nombreuses et efficaces mais en contrepartie les nombreuses pollutions de toutes les autres régions sont ignorées par les médias. La Bretagne fût la première touchée par la pollution agricole, mais en 2009, quelle est la région agricole qui n'est pas gravement polluée : il n'y en a pas ! 

Une seconde remarque à propos des interconnexions. Pour lutter contre la pollution agricole, la seule solution efficace envisagée est le traitement ( partiel ) des eaux polluées ou ( et )  l'interconnexion, c'est-à-dire la livraison, à l'usager, d'une eau moins polluée souvent obtenue par addition d'une eau " plus propre ". Mais cette interconnexion s'accompagne inévitablement d'une privatisation du service public. En effet, si chaque commune est capable  de gérer sa propre distribution de l'eau, gérer une distribution de l'eau pour des dizaines de communes est un  problème insurmontable pour le syndicat de communes qui doit s'occuper de cette eau. C'est là qu'intervient le privé dans la gestion financière et la distribution. C'est une privatisation qui ne va pas dans le sens d'un grand service public que prône en particulier Benoît Hamon !

La gestion de notre eau demande un sérieux débat national. Peut-on continuer à faire croire à la population que l'eau du robinet est encore potable ?

igepac continue son dossier pesticides : si vous avez des informations concernant des prises de position d'autres politiques, n'hésitez pas à apporter vos informations.
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 17:22
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 13:03
De l'eau potable autour de Villefranche ?

Bruno Ducluzaux a envoyé à igepac cet article
 
L’eau que nous buvons respecte globalement les normes en vigueur, certes, mais est-elle vraiment potable?


 <<  une parenthèse : igepac vous offre un récent cocktail de Villefranche : 42 µg par litre de produits chimiques !!!
Et combien de produits non analysés et des plus utilisés localement ?




« Potable » au sens du code de la santé publique, c'est-à-dire n’entraînant pas de risques à terme pour la santé ?

Comment les pratiques  de collecte, de contrôle, de traitement et de distribution de l’eau.. S’adaptent-elles à l’augmentation de la population, à l’accroissement des rejets industriels et agricoles, à la multiplication des polluants chimiques dispersés dans l’environnement ? 

En quoi la situation  de notre bassin local est elle spécifique ?

Comment traite-t-on le problème ailleurs ?

 
Ce sont les questions que se pose le « Collectif Beaujolais des usagers de l’eau », né au printemps 2009 à l'initiative d'une dizaine de citoyens, experts ou simples consommateurs. Le Collectif est particulièrement inquiet des dérives, illustrées par des incidents récents (résidus de colle dans le Nizerand, raticides dans le Morgon, déchets industriels abandonnés sur les sites de Regemat à Anse et Arnas, infiltration de pesticides dans les champs captants). La presse nationale, s’est faite, récemment, l’écho de cette situation préoccupante.
 
Le Collectif (site internet :
http://eaubeaujolais.wordpress.com ) est une instance informelle, totalement indépendante, qui vise à approfondir la connaissance de ce dossier, à en diffuser les éléments essentiels, à sensibiliser la population et à agir auprès des pouvoirs publics responsables. Le Collectif est ouvert à tout citoyen concerné par la qualité des eaux  et les réunions sont publiques.
 
Une conférence publique, animée par Marc Laimé, aura lieu le 10 décembre à 20 heures au cinéma les 400 coups sur le thème « À boire ! Eau, pollution et santé à Villefranche et dans le monde ».
 
Marc Laimé, expert et conseil en politiques publiques de l'eau, journaliste spécialiste des problèmes de l'eau, est l'auteur de divers ouvrages et enquêtes, ainsi que rédacteur du blog
http://www.eauxglacees.com
 
___________________________


Peut-on boire l'eau du robinet en toute confiance ?

 

NON, bien sûre.

igepac montre de jour en jour que les pesticides sont présents dans l'eau du robinet.

 

Les usines de traitement des eaux usées ( aux normes européennes ) sont incapables de supprimer la totalité des pesticides. Au mieux, elles en réduisent la concentration. Pourtant nos élus et les fermiers ( Véolia & Cie ) nous font croire que l'eau ainsi traitée est saine.

 

Le plus incroyable, c'est une absence d'analyse de TOUS les pesticides utilisés sur la commune aux grands alentours des captages !

!!! TOUT  LE  MONDE  S'EN  FOUT  !!! 

Un empoisonnement collectif par les produits chimiques de notre alimentation et de l'air que nous respirons ?  ... c'est merveilleux nous dit-on, nous vivons plus vieux !!!
 

 

Claire Grisez qui s'occupe de l'eau au sein du ministère de l’Environnement, avoue : " ...  pour le moment, hormis les grands chiffres communiqués par l'UIPP, on ne sait pas vraiment comment ils ( les pesticides ) sont utilisés sur le territoire. " ( lire l'article )

 

Ce qui confirme le bien-fondé de la précaution sanitaire d’igepac :

 

NE BUVEZ  JAMAIS L'EAU  DU  ROBINET  SANS  AVOIR  LA CERTITUDE QUE TOUS LES PESTICIDES UTILISES SUR VOTRE COMMUNE ONT ETE ANALYSES.  ( paroles de chimiste ! )


 

Un dossier à construire avec toutes les bonnes volontés … pour les futures générations.

________________________

P.S. :  si l'on ose vous dire que 40 µg/l sont des quantités négligeables, faites un simple rappel : cela représente malgré tout environ
1000 000 000 000 000 000 molécules chimiques toxiques dans un litre d'eau !
________________________





 
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 21:35

 

Avec 76 000 tonnes épandues l'an dernier, la France est le premier consommateur européen de pesticides et le troisième mondial.

 

Ce qui n'est pas sans conséquences pour les nappes phréatiques et notre santé.

 

1 / Quels sont les effets des pesticides sur la santé ?

 

« Plusieurs études épidémiologiques ont démontré l'effet cancérogène des pesticides, la survenue de maladie de Parkinson dans la population agricole et un risque accru de malformations ou de leucémies chez les enfants dont la mère a été exposée », détaille André Cicolella, toxicologue et porte-parole du Réseau santé environnement.

 

« Il ne s'agit que de suspicions, mais on n'a pas démontré de corrélation directe entre une exposition aux pesticides et l'apparition de maladies, répond Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP), le lobby des fabricants de pesticides. Ce qui n'exclut pas d'utiliser ces produits en respectant bien les conditions d'emploi. »

 

D'ici à 2010, 53 molécules à risques seront toutefois retirées du marché, ou leur usage sera limité.

 

2 / Nos fruits et légumes en contiennent-ils ?

 

45 % de nos fruits et légumes abritent des résidus de pesticides, selon une étude réalisée par la répression des fraudes.

 

Un pommier reçoit en moyenne 27 traitements successifs avant la récolte, et une pomme peut contenir des traces de pesticides jusqu'à 5 mm sous la peau du fruit.

                                          

3 / En trouve-t-on dans les nappes phréatiques ?

 

Oui. Des molécules actives de glyphosate, issues de désherbants, ont été découvertes dans les eaux souterraines de la nappe phréatique de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), qui dessert en eau potable 1 million de Franciliens. Malgré son interdiction en 1998 pour les particuliers et en 2003 pour les agriculteurs, une autre molécule, l'atrazine, est encore présente dans les eaux souterraines.

 

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) souhaite réaliser une cartographie de l'imprégnation aux pesticides des communes de France. Notre pays a en outre été condamné à plusieurs reprises par l'Europe pour la mauvaise qualité de ses eaux.


Le Parisien - article du 18 juin 2009

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 21:30

 


 
Alors que l'Agence européenne des produits chimiques estime à 9.200 le nombre de substances devant être enregistrées au 1er décembre 2010, à ce jour, seuls 1.793 déclarants se sont signalés auprès de l'ECHA. Un chiffre préoccupant !

  


 
Dans le cadre du règlement européen REACH (Registration, Évaluation, Authorisation and Restrictions of Chemicals), les fabricants et importateurs de substances chimiques en Europe doivent déposer un dossier d'enregistrement auprès de l'Agence européenne des produits chimiques (European Chemicals Agency ou ECHA). Cette procédure vise à regrouper dans une base de données centrale l'ensemble des informations sur ces substances utilisées sur le territoire européen : propriétés physico-chimiques, processus de fabrication, secteur d'utilisation, classification et étiquetage, conseils d'utilisation et données toxicologiques et éco-toxicologiques connues.

 

150.000 substances différentes pré-enregistrées au 1er décembre 2008

 

Comme chaque substance est souvent fabriquée ou importée par plusieurs acteurs, l'ECHA a souhaité éviter une multiplication des dossiers afin de limiter les essais sur les animaux et réduire les coûts pour les entreprises. Pour cela, un pré-enregistrement a été organisé afin de créer un dossier par substance qui sera ensuite complété de manière commune par tous les acteurs concernés. Ce pré-enregistrement a eu lieu du 1er juin au 1er décembre 2008. Alors que l'ECHA estimait à 30.000 le nombre de substances à enregistrer, au final, 150.000 substances différentes ont été pré-enregistrées.

 

Parmi ces substances, certaines doivent être totalement renseignées avant le 1er décembre 2010. Cela concerne les substances produites ou importées à plus de 1.000 tonnes par an, les substances classées cancérogène, mutagène et reprotoxique (CMR 1 et 2) produites ou importées à plus d'une tonne par an et les substances classées R50/53* et produite à plus de 100 tonnes par an.

 

Par conséquent les industriels doivent se mettre en relation pour compléter ces dossiers. Les entreprises sont donc invitées à se réunir au sein de forums d'échange d'informations sur les substances (SIEF) pour partager des informations et constituer la partie commune du dossier d'enregistrement. Ces forums permettent d'éviter la répétition d'essais et d'économiser sur les coûts d'enregistrement.

 

Cependant, alors que l'Agence européenne des produits chimiques estime à 9.200 le nombre de substances devant être enregistrées au 1er décembre 2010, au 7 octobre 2009, seuls 1.793 déclarants leader s'étaient signalés pour autant de substances auprès de l'ECHA. ''Cela illustre la lenteur du processus et sa complexité'', souligne Catherine Lequime, responsable REACH à l'Union des Industries Chimiques (UIC) en France.

 

Selon l'UIC, les raisons sont nombreuses : difficultés dans le démarrage et le fonctionnement des SIEFs (problèmes techniques rencontrés par ses sociétés adhérentes pour renseigner les SIEF notamment), dimension juridique complexe, règles de partage des coûts mal définies et non disponibilité de certains outils de l'ECHA (guide explicitant le champ des exemptions). ''Nous ne demandons pas de report de délai, mais nous tirons la sonnette d'alarme'', prévient Catherine Lequime.

 

L'UIC qui se demande si toutes les entreprises seront en mesure de respecter cette première échéance, sollicite l'ECHA et la commission européenne. ''Dans le contexte actuel très difficile sur le plan économique, il ne faudrait pas que des difficultés supplémentaires liées en particulier aux procédures viennent encore s'ajouter, explique Jean Pelin, directeur général de l'UIC. Il est indispensable que l'ECHA et la commission européenne apportent une réponse appropriée à la situation rencontrée par nos entreprises''.

 

C.SEGHIER

  - Actu-Environnement.com - 13/10/2009

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 21:28

Plouisy  ( 22200 ) est une commune de 1900 habitants,
département des Côtes d'Armor, à 4 km de Guingamp.
 


En 2009, un nouveau dispositif d'accompagnement agricole a été proposé aux agriculteurs du bassin-versant du Trieux, pour les inciter à mettre en oeuvre des pratiques visant à améliorer la qualité de l'eau. C'est le Smega (syndicat mixte environnemental du Goëlo et du Trieux), qui est chargé de sa mise en place et de son suivi. Trois mesures agro-environnementales (MAE) sont proposées : la réduction des pesticides, l'entretien du bocage et / ou la gestion des zones humides. Sur le bassin-versant du Trieux, 24 exploitants se sont engagés dans une ou plusieurs MAE, soit au total: 650ha engagés en réduction des pesticides, 45 ha en gestion extensive des zones humides et 50 km de talus à entretenir.

Volontariat et reconnaissance financière

Thierry Thomas s'est lancé dans cette action. Il a signé un contrat avec l'État, dans lequel il s'engage à respecter un cahier des charges sur cinq années. Naisseur-engraisseur en production porcine, il cultive 45 ha de céréales. Dans son contrat MAE, il a engagé 30 ha, sur lesquels il devra réduire progressivement les quantités de pesticides utilisées pour atteindre une diminution de 50%. D'autre part, il s'est engagé à conserver et entretenir 9km de haies et talus. En échange, il recevra une compensation financière annuelle : 188 € par hectare et 0,18 € par mètre de haie. L'aide est plafonnée à 7.600 € par an, pendant cinq ans. « J'ai gardé tous mes talus. Je tiens à préserver un cadre de vie, un beau paysage qui protège la faune et la flore », a précisé Thierry Thomas, qui incite les autres agriculteurs à suivre la même démarche. « Pour une fois qu'il s'agit d'une mesure incitative et non répressive, profitons de cet accompagnement », les a-t-il encouragés. 

Les mesures seront reconduites en 2010 et 2011.

( Article du Télégramme du 26 juillet 2009 )


 << l'article du Télégramme



<< l'article de Ouest France


            

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 21:20











           





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