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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:07

Au salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy critique les écolos de France Nature Environnement

 

" Les agriculteurs n'ont pas à être insultés (...) On n'oppose pas les Français les uns contre les autres, on essaie de les rassembler. On ne combat pas l'intolérance en étant intolérants ", a dit Nicolas Sarkozy à propos de la campagne choc des écologistes.

 

Le président Nicolas Sarkozy, en visite au Salon de l'Agriculture, a qualifié samedi de "particulièrement déplacée" la campagne d'affichage de France Nature Environnement (FNE) comportant des visuels et slogans choc sur les OGM, les pesticides et les algues vertes.

 

 

  Si, Monsieur le Président, il faut empêcher

 que les Français se nourrissent ... de produits chimiques.

 

 

Source  : http://www.sudouest.fr/2011/02/19/au-salon-de-l-agriculture-nicolas-sarkozy-s-en-prend-aux-ecologistes-de-france-nature-environnement-322242-4720.php

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 07:08

De l'eau au moulin d'igepac

benzene noyau mortel tete de mort

Extraordinaire Marie-Monique Robin

( revoir ici un premier article )

 arte-0C.PNG

 

Ses engagements ne sont pas étrangers à ses origines paysannes

 

Mortels pesticides

 

 

 

 

La DJA

Dose de poison Journalière Admissible

  

 

 

 

Marie-Monique ROBIN 

arte-0D.png 

 

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 20:50

le_journal_coq.pngUn rapport de l'association Générations futures - dénonce des dérogations à la législation européenne accordées trop généreusement…

 

Début 2009, le Parlement européen adoptait une loi pour restreindre l’usage des pesticides dans les pays de l’Union européenne. Etaient particulièrement visées les substances cancérigènes, mutagènes ou les perturbateurs endocriniens. Ces produits dangereux, qui devaient être bannis de l’agriculture européenne, arrivent tout de même dans les champs : en 2010, 321 dérogations ont été accordées en Europe, dont 74 pour la France selon l’étude réalisée par les associations Générations futures et Pesticide action network.

 

Une avalanche de « dangers imprévisibles »

 

Dans la législation européenne, un article permet d’obtenir des dérogations pour utiliser les produits interdits, mais seulement en cas de « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens ». Et c’est dans cette brèche que se sont engouffrés des « groupes d’agriculteurs rétrogrades » selon le rapport : « En 2010, les Etats membres ont demandé 321 dérogations par cette voie concernant 152 substances actives différentes. Cette soudaine avalanche de "dangers imprévisibles" est très surprenante. Tout cela ressemble d’avantage à une tentative de rendre légale des utilisations de pesticides interdites par un recours massif et abusif aux dérogations », écrivent les auteurs de l’étude.

 

La suite ici : http://www.20minutes.fr/

 

 

logopdf.png<< Le rapport

 

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 09:19

 pesticides-epandage-pommiers-01.PNG

Des pomiculteurs jugés à Brive pour des épandages illégaux de pesticides

BRIVE-LA-GAILLARDE - Trois pomiculteurs de Corrèze ont comparu ce jeudi 13 janvier devant le tribunal correctionnel de Brive pour avoir épandu des pesticides sur leurs vergers par vent trop fort, un procès pénal qui pourrait faire jurisprudence.

 

Une infraction punie de six mois d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende maximum selon l'article L253-17 du Code rural ainsi qu'un arrêté ministériel de 2006

 

Pour le substitut du procureur de Brive, Eric Belfayol, les infractions sont constituées. Il a demandé "une condamnation qui (ait) du sens" pour "se prémunir pour l'avenir", requérant une amende de 1.000 euros, dont 500 euros avec sursis, à l'encontre de chacun des trois pomiculteurs.

 

La décision a été mise en délibéré au 10 mars.

 ____________________________________

 

Ce dossier, dont le retentissement est important dans le Limousin, a été présenté par l'avocat de trois parties civiles, Me Stéphane Cottineau, comme une première judiciaire, "un dossier qui fera jurisprudence".

 

"C'est un dossier important pour l'écologie, pour le droit et pour la santé", a tonné cet avocat nantais spécialiste du droit de l'environnement et qui représentait, outre le couple à l'origine de la plainte, une association locale, Allassac ONGF, et le mouvement pour le Droit et le Respect des générations futures. Une autre association, Limousin nature environnement, s'est constituée partie civile par fax, a précisé la présidente du tribunal, Marie-Christine Seguin.

 

A l'origine de cette procédure, Thérésa Sainte-Marie avait porté plainte, en mars 2010, contre trois exploitants dont les parcelles de pommiers jouxtaient son domicile à Vigeois, une localité d'un millier d'âmes à une trentaine de km au nord de Brive.

Cette femme et son mari se plaignaient de devoir se calfeutrer dans leur maison à chaque fois que les agriculteurs pulvérisaient des produits phytosanitaires sur leurs arbres. La plus proches des parcelles n'étaient qu'à quelques dizaines de mètres de leur maison.

Après l'audition de ces pomiculteurs par la gendarmerie, la justice avait choisi de les poursuivre pour "n'avoir pas respecté les conditions d'utilisation d'un produit fixées par l'autorité administrative".

 

Une infraction punie de six mois d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende maximum selon l'article L253-17 du Code rural ainsi qu'un arrêté ministériel de 2006.

Ce dernier texte limite l'autorisation d'épandre des produits à un vent de force 3 (19 km/h) sur l'échelle de Beaufort comportant 13 degrés.

Selon les données de Météo France, les 24 et 26 mars 2010, jours de la prévention, le vent avait soufflé dans cette région entre 33 km/h et 35 km/h en moyenne.

 

Pourtant, tour à tour, les trois agriculteurs ont contesté l'infraction, expliquant que, selon leurs constatations empiriques, avec "le mouvement de branches, des herbes", ils pensaient que le vent était en dessous des 19 km/h réglementaires.

 

"Les produits sont chers et on a aucun intérêt à les pulvériser les jours où il y a du vent. Ils se dispersent et sont inefficaces", a déclaré le plus jeune, Clément Duviallard, un agriculteur de 26 ans qui a repris il y a trois ans l'exploitation familiale comportant notamment 10 hectares de Golden.

Les deux autres fruiticulteurs, visiblement impressionnés, ont psalmodié leurs arguments de façon similaires et mécaniques. "Je respecte la nature, je ne fais pas n'importe quoi", ont-ils dit.

 

La présidente du tribunal les a mis en difficulté, rappelant leurs auditions devant les gendarmes dans lesquelles il avaient dit qu'ils passaient "outre les réglementations en fonction des directives de la coopérative" fruitière.

C'est un technicien de cette coopérative qui traite leurs fruits qui régulièrement ordonnait aux agriculteurs de traiter les vergers, ont-ils expliqué.

 

Source : http://www.romandie.com/infos/news2/110113173751.9blevpnr.asp

 

En complément, le 22 janvier 2011

http://www.notre-planete.info/actualites/lireactus.php?id=2663

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 19:30

abe.pngUn communiqué d'Avaaz

 

 Impressionnant ! Pendant le week-end, un demi-million d'entre nous ont signé l'appel pour sauver les abeilles. Allons jusqu'à un million pour obtenir l'interdiction -- signez si ce n'est pas déjà fait, et faites suivre le message à tous.

 

Chers amis,

 

Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les abeilles ne font pas seulement du miel, elles sont une humble et géante force de travail, pollinisant 90% des plantes que nous cultivons.

 

De multiples études scientifiques mettent en cause un groupe de pesticides toxiques pour expliquer leur rapide disparition, et les populations d'abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits. Mais les puissantes industries chimiques exercent un fort lobbying pour continuer à vendre ce poison.

 

Notre meilleure chance de sauver les abeilles est de pousser l'Union Européenne et les Etats Unis à interdire à leur tour ces produits -- leur action est cruciale et aura pour effet d'entraîner le reste du monde.

Nous n'avons pas de temps à perdre -- le débat fait rage quant aux mesures à prendre pour sauver ces espèces. Il ne s'agit pas seulement de sauver des abeilles, il s'agit de notre survie.

 

Créons un buzz planétaire appelant l'Union Européenne et les Etats-Unis à faire interdire ces produits chimiques mortels et ainsi sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons principaux décideurs:

https://secure.avaaz.org/fr/save_the_bees/?vl

 

Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour une valeur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate pour les sauvegarder, beaucoup de nos de fruits, légumes et noix favoris pourraient disparaître de nos étals.

 

Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles ont déjà disparu, et la semaine dernière nous avons appris que d'autres espèces aux Etats-Unis ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications.

 

Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde. Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions, vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.

 

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener les décideurs européens et étatsuniens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non ciblés [les abeilles]".

 

Nous devons faire entendre nos voix pour contrer la très forte influence des industriels sur les décideurs politiques et les scientifiques en Europe et aux Etats-Unis où ils financent les études et siègent dans les organes de régulation. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs -- demandent l'interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles, jusqu'à ce que, et seulement si de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à présent. Signez la pétition ci-dessous, et faites suivre cet email :

https://secure.avaaz.org/fr/save_the_bees/?vl

 

Nous ne pouvons plus laisser notre fragile chaîne alimentaire aux mains d'une recherche contrôlée par les entreprises de chimie et les organes de régulation que ces industriels soudoient. Bannir ce groupe de pesticides nous rapprochera d'un monde plus sûr pour nous-mêmes et pour les autres espèces que nous aimons et dont nous dépendons.

 

Avec espoir,

Alex, Alice, Iain, David et toute l'équipe d'Avaaz

 

PLUS D'INFORMATIONS

 

Abeilles: le ministère de l'Agriculture renouvelle l'autorisation du Cruiser, L'Humanité, 8 Décembre 2010
http://www.humanite.fr/08_12_2010-abeilles-le-ministère-de-lagriculture-renouvelle-lautorisation-du-cruiser-459571

 

Le futur des abeilles entre les mains du lobby des pesticides? Corporate Europe Observatory et Cordination Apicole Européenne, Novembre 2010
https://docs.google.com/viewer?url=http://bee-life.eu/medias/news/futur-fr.pdf

I

mpact positif de l'interdiction des néonicotinoïdiens (en anglais), TreeHugger, Mai 2010:
http://www.treehugger.com/files/2010/05/nicotine-bees-population-restored-with-neonicotinoids-ban.php

 

L'apiculture française s'organise, la lutte contre les pesticides au coeur de l'action, Actu-environnement, Février 2010:
http://www.actu-environnement.com/ae/news/apiculture_abeille_unaf_pesticides_9639.php4

 

Document révélant la connaissance qu'avaient les autorités des Etats-Unis de la toxicité des pesticides (en anglais):
http://www.sfgate.com/cgi-bin/blogs/green/detail?entry_id=79910

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 00:11

saint-pierre-reunion.PNG

 

Le taux d’herbicide présent dans l’eau du robinet des habitants du centre-ville de Saint-Pierre n’a cessé de croître depuis 2007, dépassant aujourd’hui les normes prévues par le code de la santé publique. Une eau potable reconnue bien polluée.

 

La préfecture vient d’accorder à la mairie de Saint-Pierre le droit de distribuer une eau plus chargée en atrazine (un herbicide) que les normes autorisées. Une situation temporaire selon la municipalité qui s’est engagée à construire d’ici trois ans une usine de potabilisation.

 

 

La nouvelle vient de tomber sous la forme d’un arrêté. La préfecture autorise pour trois ans la capitale du Sud à distribuer de l’eau potable dont la teneur en atrazine est supérieure à 0,1 microgramme par litre, norme établie par le code de la santé publique.

 

Dès 2007, l’eau des forages de la Salette, eau qui alimente le centre et certains quartiers de Saint-Pierre (*), présente sporadiquement des taux trop élevés de cet herbicide. Mais, ces dernières années, la tendance s’est accentuée. Les mauvais relevés sont devenus monnaie courante.

 

Et aujourd’hui, l’ARS constate même des taux atteignant 0,24 micro g/l. Pas de panique cependant. Il n’y aurait pas de danger immédiat pour la santé à consommer l’eau du robinet dans les quartiers concernés de Saint-Pierre (*). C’est en tout cas ce qu’affirme le responsable de la gestion de l’eau pour la commune, en se basant sur des données scientifiques.

 

PAS POUR LES BÉBÉS

 

"Le comité supérieur de l’hygiène de France estime que l’on peut tolérer des taux allant jusqu’à 0,4 micro g/l et l’OMS va plus loin en considérant l’eau potable jusqu’à 2 micro g/l", précise l’ingénieur. La ville de Saint-Pierre n’est pas la seule de l’île à souffrir d’une pollution des nappes phréatiques dans lesquelles elle puise son eau potable. Mais elle est toutefois la première à devoir demander une dérogation à la préfecture.

 

C’est que les eaux puisées au niveau des forages de la Salette proviennent de nappes situées juste en dessous de vastes surfaces agricoles qui ont été arrosées pendant des années par cet herbicide. La mairie insiste sur le fait qu’elle ne va pas rester les bras croisés face à ce phénomène. Elle n’en a d’ailleurs pas le droit. La dérogation que lui a accordée la préfecture n’est valable que pour trois ans et d’ici là la ville s’est engagée à traiter les eaux de la Salette et à combattre les causes de cette pollution.

 

Le responsable de la gestion de l’eau potable estime que la mairie a pris dès le début ce problème de pollution très au sérieux. "Dès 2008, nous avons agi pour améliorer la qualité de l’eau en diluant les eaux de forage qui étaient polluées par l’herbicide avec celles des captages vierge de tout atrazine que nous vend la Saphir. Nous avons aussi lancé en 2009 des études pour la construction d’une station de potabilisation".

 

Cette station, d’un coût global de 8 millions d’euros et qui doit entrer en fonctionnement d’ici novembre 2013, traitera l’eau des forages de la Salette en utilisant du charbon actif. "Ce charbon retiendra les molécules chimiques et particulièrement l’herbicide en cause", explique l’ingénieur de l’eau. "D’ici là, les Saint-Pierrois peuvent continuer à consommer l’eau du robinet s’ils le souhaitent sans restriction particulière". Il leur est toutefois fortement conseillé de préférer l’eau en bouteille pour les jeunes enfants.

 

 

Armelle Hervieu - le journal de l'île http://www.clicanoo.re/ 

 

(*) Les secteurs concernés par ce problème de concentration en atrazine dans l’eau sont : le centre-ville en aval de la rue du Presbytère, la Ravine Blanche, la ZI n°1 et Terre Sainte en dessous de la RN2.

 

 ____________________________________

 

Une association locale s’inquiète à juste titre :

 

« La commune rappelle qu’une dilution automatisée est aujourd’hui fonctionnelle. Ainsi les eaux des forages Salette sont diluées par la ressource du Bras de la Plaine afin de mettre en distribution une eau qui respecte le plus possible les valeurs réglementaires en atrazine et atrazine déséthyl (0,10 microgramme/L). Le suivi renforcé au niveau des forages Salette est maintenu. La commune a déposé auprès de la préfecture une demande de dérogation pour poursuivre la distribution de l’eau des forages (en cas de turbidité du Bras de la Plaine, la dilution est impossible et donc l’eau distribuée est non conforme). »

 

Voir ici http://citoyennedestpierre.viabloga.com/saint_pierre_eau.shtml

 

 

 

 

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 00:04

 

Produits-toxiques.jpgPour lutter contre la contamination des milieux aquatiques par des micropolluants, le ministère en charge de l’écologie lance un plan national d’action 2010-2013. L’Onema ( Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques ) y joue un rôle central, notamment dans l’amélioration de la surveillance des masses d’eau et celle des connaissances scientifiques et techniques. Il assurera les financements pour la recherche et le développement sur les micropolluants à raison de 3 millions d’euros par an.

 

 Près de 21% des eaux superficielles et 41% des eaux souterraines de métropole sont en mauvais état chimique, selon les dernières données du rapportage à la Commission européenne en mars 2010. De nombreux contaminants, tels que les pesticides, les métaux lourds, ou encore les médicaments sont susceptibles d’avoir une action toxique à des concentrations infimes, de l’ordre du microgramme par litre d’eau, d’où leur dénomination « micropolluants ». Pour lutter contre cette contamination des milieux, le ministère en charge de l’écologie a lancé un plan national d’actions sur quatre ans.

 

Face au nombre considérable de substances potentiellement présentes dans les eaux – plusieurs dizaines de milliers – l’urgence est de définir celles à étudier ou à surveiller en priorité. La liste des micropolluants prioritaires devra à la fois répondre aux obligations réglementaires fixées par la directive cadre sur l’eau et prendre en compte de nouvelles substances non réglementées à ce jour, telles que les médicaments. Dans cet objectif, l’Onema co-anime avec l’Ineris un groupe d’experts pour élaborer un référentiel national de méthodes et de critères de priorisation.

 

Une des priorités du plan est de réduire les émissions pour les micropolluants les plus préoccupants, en agissant sur les principales sources – réduction du recours aux produits phytopharmaceutiques et biocides, rejets dans les cours d’eau ou les réseaux de collecte des eaux usées. Les actions seront menées en priorité sur les milieux les plus dégradés ainsi qu’au niveau des captages prioritaires utilisés pour la production d’eau potable. La surveillance des rejets ponctuels dans les milieux aquatiques sera renforcée.

 

La connaissance de l’état des masses d’eau étant un préalable pour mieux définir et prioriser les mesures à mettre en œuvre pour atteindre le bon état, un inventaire des émissions et des rejets ponctuels et diffus des micropolluants sera réalisé par l’Ineris dans les deux ans à venir. Les programmes et les dispositifs de surveillance seront améliorés, des efforts sont entrepris, notamment par le consortium Aquaref, pour fiabiliser les données de surveillance et les rendre ainsi comparables, depuis le prélèvement – eau, sédiments, biotes, boues… - jusqu’à l’interprétation des résultats.

 

A cette fin, l’Onema joue son rôle de soutien privilégié des activités d’Aquaref et participe à la réalisation d’un bilan global de la surveillance des micropolluants pour identifier les améliorations nécessaires. L’office mettra en service une banque nationale des données de surveillance chimique des eaux de surface (NAIADES) avant la fin 2012. Par ailleurs, le système d’évaluation de l’état des eaux, qui permettra d’interpréter l’état des eaux et calculer les résultats d’évaluation sera disponible fin 2011. Toutes ces actions s’inscrivent dans le cadre du schéma national des données sur l’eau.

 

Enfin, de nombreuses connaissances scientifiques sont encore nécessaires pour lutter contre les micropolluants. Des actions de recherche, qui seront pilotées et soutenues financièrement par l’Onema, ont ainsi été identifiées : mieux connaitre les sources de pollution et leur devenir dans l’environnement ; identifier l’ensemble des possibilités pour réduire les rejets dans l’environnement pour les substances prioritaires ; définir des normes de qualité environnementale – concentrations seuils qui ne doivent pas être dépassées - pour les substances pour lesquelles il n’existe pas de norme européenne ; mieux comprendre les processus de bioaccumulation des micropolluants dans les organismes aquatiques ; développer des outils innovants pour une surveillance chimique toujours plus efficace.

 

La mise en œuvre du plan sera suivie d’un comité national de suivi piloté par le ministère auquel participera l’Onema.

 

Contacts :

pierre-francois.staub@onema.fr

cendrine.dargnat@onema.fr

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 00:01

Dangers des pesticides - France Info - 26 novembre 2010

 

 

Entre les désherbants, les fongicides, les insecticides, La France est la troisième consommatrice au monde de produits phytosanitaires chimiques.

Chaque année, nos agriculteurs en déversent 78.000 tonnes dans leurs champs, et neuf familles sur dix possèdent en plus trois ou quatre sprays à la maison pour éradiquer moustiques ou pucerons.

  

Une utilisation qui a parfois de lourdes conséquences...Le mensuel Marie-Claire est allé à la rencontre de femmes, malades, qui se pensent victimes des pesticides.

  

Leurs histoires sont édifiantes !

 

Elles se sont installées au vert en pensant profiter du bon air de la campagne, elles ont inhalé des pesticides, et puis elles sont tombés malades. Cristina par exemple a acheté une maison dans un hameau du Limousin juste à côté d’une exploitation de pommiers pulvérisés de pesticides parfois plusieurs fois par semaine.

 

Pendant 18 ans, elle a tout respiré et déclenché des problèmes de santé divers, hypothyroïdie que son médecin lie aux pesticides. Elle a aussi appris que les anciens propriétaires de sa maison avaient développé chacun un cancer et que leur fille de 14 ans était morte d’une leucémie inexpliquée.

 

Nous avons rencontré aussi Sabine, qui vit dans un village de l’Isère  Elle a pulvérisé sur son terrain un désherbant, un générique du Round Up, acheté dans le commerce, elle ne savait pas qu’elle était enceinte de quelques semaines, son fils Théo est né en 2007 avec une très grave malformation de l’œsophage. Sabine a la conviction que ce pesticide a provoqué la pathologie de son bébé et s’appuie sur plusieurs études scientifiques sérieuses et récentes.

 

Qu’est ce qui vous a poussé a donner la parole à toutes ces femmes ?

 

Parce qu’elles posent des questions simples, graves, et qui concernent tout le monde : Pourquoi la France n’applique-t-elle pas le principe de précaution en interdisant les pesticides ou du moins ceux dont on sait pertinemment qu’ils sont dangereux pour la santé ? Pourquoi n’existe il pas des zones tampons, c’est-à-dire des zones de sécurité autour des habitations ou les agriculteurs n’auraient pas l’autorisation de pulvériser ? Il faut rappeler qu’il y a en France 350.000 nouveaux cas de cancers par an, une véritable explosion, et que le lien entre cancers et pesticides a été prouvé, notamment en 2010 par le Centre d’Immunologie de Marseille.

 

Et il n’y a pas que les cancers.

Les pesticides seraient responsables de nombreuses autres maladies ?

 

Oui. Les insecticides domestiques, par exemple, sont fortement suspectés par l’Inserm (2009) de provoquer leucémies et tumeurs cérébrales chez les enfants. L’Agence Française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET), en mars 2009 a précisé que « les principaux effets sur la santé des résidus de pesticides concernaient les cancers mais aussi les troubles de la reproduction et les maladies neurodégénératives » type Parkinson.

 

Pourtant, de nombreux pesticides accusés par les scientifiques d’être dangereux restent en vente libre ?

 

Oui. Il faut savoir que les autorisations de mise su le marché en France sont délivrées par le ministère de l’Agriculture, et non pas par son collègue de la Santé, et que le lobbys des pesticides est influent.

 

On peut parler des herbicides à base de glyphosate, genre Round-Up. C’est l’herbicide le plus vendu en France et dans le monde. Des dizaines d’études ont prouvé qu’il perturbait le système hormonal, nécrosait l’ADN, induisait des malformations congénitales... Les chercheurs qui dénoncent sa toxicité sont non seulement contredits par les industriels qui publient eux-mêmes de pseudos expertises, mais aussi parfois malmenés.

 

Le Pr Carrasco a ainsi été menacé de mort dans son pays, l’Argentine. En France le scientifique Gilles-Eric Seralini est , lui, actuellement l’objet d’une campagne de dénigrement violente après ses études sur Monsanto, le fabriquant du round up

 

Comment se positionnent les pouvoirs publics sur ces pesticides ?

 

En théorie ils ont le pied sur le frein.

 

La France s’est engagée à réduire les pulvérisations de pesticides dans les lieux publics et à en diminuer l’usage de moitié dans agriculture d’ici à 2018 « si possible ». En pratique, ce n’est pas demain la veille. Dès la rentrée 2010, le ministre de l’agriculture a réclamé la révision de cet objectif.

 

Le président de la République, lui, a estimé lors du dernier salon de l’agriculture que l’environnement, je cite, “ça commençait à bien faire”.

 

Lors du vote de la loi Grenelle II, l’été dernier, la publicité pro-pesticides à destination du grand public n’a pas été interdite alors que ce devait être le cas.

 

Beaucoup d’observateurs voient dans ces reculs des fleurs faites aux lobbys des phytosanitaires et pense que l’on rejoue avec les pesticides le scénario de l’amiante.

 

Une chape de plomb comme pour l’amiante ?

 

Ces femmes malades que vous avez rencontrées, ont des difficultés à se faire entendre ?

 

Oui. Elles se heurtent à deux difficultés principales : établir un lien irréfutable entre leur maladie et les pesticides , et puis être crues !!!.

Cristina est ainsi passé pendant des années pour une emmerdeuse dans son village, les gendarmes l’ont dissuadé de porter plainte ; soutenue par une asso écolo elle va porter son affaire devant les tribunaux en 2011.

Quant à Sabine, qui a pulvérisé un générique du Roud Unp dans son jardin et dont l’enfant est né malformé, elle a interpellé par courrier quatre ministres et le président de la république. Sans aucune réponse. Son fils de trois ans a déjà subi 32 opérations chirurgicales.

 

Le secteur des produits phytosanitaires, lui, affiche une belle santé : plus de deux milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2009, rien qu’en France.

   logo-france-info.PNG

L'émission - audio de 6 minutes >>

 http://www.dailymotion.com/video/xfxlpo_des-femmes-malades-des-pesticides-france-info-nov-2010_news

 

__________________________________________________

 

Source écrite :

http://www.france-info.com/chroniques-modes-de-vie-2010-11-26-dangers-des-pesticides-499629-81-179.html

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 00:08

Un article du Point.fr - Publié le 01/12/2010 - Par Christophe Labbé

 

Effarant*

 

128 résidus chimiques dans le menu, sur une journée, d'un enfant de dix ans. C'est ce que révèle, ce mercredi, l'association Générations futures  ( ex-MDRGF )en partenariat avec le WWF France et le Réseau environnement santé,  .... des pesticides, des PCB, des dioxines, des métaux lourds** ... "Les résultats dépassent malheureusement tout ce que nous pouvions imaginer ... souligne François Veillerette, porte-parole de Générations futures. ...

 

 * pour qui ne fait pas à manger ou les courses alimentaires

 

** Et on rajoute pour un simple croissant ( Leclerc ) : 

 

Emulsifiants E471 et E472

Stabilisant E407

Acidifiants E330 – E331

Antioxydants E300

 

 

Ainsi le petit-déjeuner, composé de thé au lait, pain de mie, beurre, jus de raisin et confiture, contient pas moins de 24 cancérigènes et 19 perturbateurs endocriniens. Le déjeuner, lui aussi parfaitement équilibré avec salade, tomates, thon, haricots verts, steak haché, raisins, baguette de pain, eau du robinet, aligne 33 cancérigènes ou perturbateurs endocriniens. Au dîner - scarole, saumon, riz basmati, citron, fromage fondu, pêche et pain complet -, 37 cancérigènes ou perturbateurs endocriniens sont au menu. Les goûters ne sont pas épargnés. La pomme brésilienne de dix heures affiche six pesticides, dont un banni en Europe, et le quatre-heures (un smoothie fraise-framboise), cinq fongicides, dont un interdit en France.

 

 Inquiétudes

 

"Le plus souvent, la limite légale de chacun de ces contaminants n'est pas dépassée, hormis pour quelques produits interdits en France. Les pouvoirs publics peuvent donc rassurer le consommateur en expliquant que la réglementation est respectée. Le problème est que l'on ne prend pas en compte les effets de synergie induits par l'ingestion de tous ces contaminants", ... "Il ne faut pas attendre que des études prouvent de manière irréfutable leur dangerosité."

  Cycle-des-pesticides.PNG

 

Selon le dernier sondage réalisé par l'Union européenne, 78 % des Français se disent inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes ou les céréales, et des polluants que peuvent contenir le poisson et la viande. 48 % d'entre eux estiment que les autorités publiques de l'Union européenne ne prennent pas assez de mesures pour protéger le consommateur de ces risques.

 

le_journal.png L'article ici >>

http://www.lepoint.fr/societe/alerte-dans-l-assiette-des-enfants-01-12-2010-1269352_23.php

 

 L'étude, ci-dessous

 

menu-toxique.PNG

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 22:15

 

poissons-mortsDes poissons, par tonnes, ont servis de cobayes à la résistance d'un produit utilisé en agriculture maraîchère depuis une quarantaine d'années : un dimethyl dithiocarbamate. Un avertissement qui restera encore ignoré.

 

Mangez des légumes, des fruits, au moins cinq par jour. Oui, mais choisissez bien votre fournisseur ! 

 

 

Une certitude, les produits du sol se retrouvent dans les plantes et nous mangeons ces plantes, l'article ci-dessous ne le dit pas. On n'en meurt pas, on soigne les cancers. Quel est le coût de ces politiques ? Les Ministères de la Santé  et de l'Agriculture devraient fusionner, la PAC compenserait au moins le déficit de la sécu !!!

 

dimethyl-dithiocarbamate.PNG

 

Ci-dessous un article d'Agnès Rousseaux 

 

 

Un champ de salades, un pesticide ultra puissant, un agriculteur imprudent, des pluies un peu fortes. Il n’en fallait pas plus, ce 23 octobre dernier, pour éradiquer toute vie aquatique sur 12 kilomètres d’un cours d’eau du Finistère, près de Roscoff. Une affaire qui remet en lumière le rôle néfaste des pesticides : en France, 96% des rivières contiennent ces produits chimiques.

     

Cela pourrait entrer dans le livre des records : 130 tonnes de truites décimées en un petit quart d’heure, dans une pisciculture bretonne. L’hécatombe a permis de détecter une nouvelle catastrophe écologique, le 23 octobre dernier. Le cours d’eau Le Guillec, dans le Finistère, près de Roscoff, a été pollué sur plus de 12 kilomètres.

 

Tous les poissons d’eau douce sont morts, jusqu’à l’estuaire. En cause : le traitement d’une parcelle agricole, où poussent des salades, par un produit chimique, le Trimaton extra (il porte bien son nom...), à proximité de cette rivière du Haut-Léon. Que s’est-il passé ?

 

A priori pas de surdosage dans l’utilisation du pesticide par l’agriculteur. Mais les fortes pluies qui ont suivi l’épandage du produit phytosanitaire semblent avoir aggravé la situation. L’association Eau & Rivières de Bretagne et trois communes voisines ont décidé de porter plainte pour éviter que cette affaire ne soit classée sans suite.

 

« Cette pollution n’est pas une fatalité. Elle est le résultat de pratiques imprudentes dans l’utilisation de produits chimiques extrêmement dangereux pour l’eau, pour les sols, et pour tous les organismes vivants », s’indigne Eau et rivières.

 

« Au-delà de la négligence de l’agriculteur qui n’a pas pris garde à la météo, ce n’est pas possible qu’on puisse homologuer un produit, si la moindre pluie provoque ce genre de situation », ajoute Arnaud Clugery, délégué départemental de l’association.

 

L’utilisation du pesticide demande d’inonder auparavant le terrain sur une profondeur de 10 cm, avec un système de drains qui a, dans ce cas, été installé dans le sens de la pente. « On ajoute un facteur de danger : le sol est en condition d’érosion maximum avant l’épandage du pesticide. »

 

Un pesticide reconnu comme cancérigène

 

Le collectif « Les amis du Guillec et de la baie de Sieck » a lancé une pétition : « Au delà de la pollution du Guillec, arrêtons la stérilisation des sols !!! ». Objectif : relancer le débat sur l’interdiction des pesticides. Pour le collectif, les finalités du traitement de cette parcelle agricole sont inquiétantes, puisqu’il s’agit de stériliser totalement le sol sur une épaisseur de quelques dizaines de centimètres, « afin qu’il n’y ait plus aucune mauvaise herbe, plus aucun insecte, plus aucun champignon, plus aucun ver de terre qui vienne nuire à la production ».

 

Et cela avant semer de la mâche. Le collectif s’insurge contre ce type de méthode, de plus en plus utilisée, où l’on détruit toute vie du sol, « ce dernier ne servant plus que de substrat inerte. »

 

Le Trimaton extra est commercialisé par la société CEREXAGRI, vendue en 2007 par Arkema - ancienne filiale de Total - à l’entreprise indienne United Phosphorus Limited (UPL), un des plus gros producteurs indiens de produits phytosanitaires. Fongicides, insecticides, herbicides sont notamment produits sur quatre sites français [1].

 

Le Trimaton extra contient du dimethyl dithiocarbamate de sodium (ou Metam sodium). C’est l’un des pesticides les plus utilisés aux États-Unis (25.000 tonnes par an). Pourtant la substance active fait partie de la liste des cancérigènes « probables » recensés par l’Agence de protection de l’environnement (EPA) états-unienne.

 

 

Un produit néfaste pour l’environnement aquatique

 

L’État de Californie va plus loin et considère le metam sodium comme toxique d’un point de vue du développement. Le produit est également inscrit sur la liste des cancérigènes avérés, « California Prop 65 Known Carcinogens », et sur celle des « perturbateurs de la reproduction ». L’inscription sur cette liste par l’Agence de protection environnementale de Californie est « basée sur une identification formelle par les autorités publiques que la substance chimique entraîne une toxicité reproductive ».

Côté français, les choses sont moins claires : le site Agritox de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) fait état d’un « effet cancérigène suspecté » et de « preuves insuffisantes chez l’homme ». Le produit est cependant considéré comme « dangereux pour l’environnement », « très toxique pour les organismes aquatiques », et pouvant « entrainer des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique »…

 

La suite sur le site Bastamag :

 

 

Des cancers au bout d’un mois d’exposition ...

 

L’agence de protection de l’environnement états-unienne précise qu’en raison de la volatilité du metam sodium dans l’air, ....

 

Des pesticides dans l’eau de pluie ...

 

 

 

 

Notes

[1] Bassens (Gironde), Le Canet (Bouches-du-Rhône), Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) et Vaas (Sarthe)

 

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