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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 00:04

 

Produits-toxiques.jpgPour lutter contre la contamination des milieux aquatiques par des micropolluants, le ministère en charge de l’écologie lance un plan national d’action 2010-2013. L’Onema ( Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques ) y joue un rôle central, notamment dans l’amélioration de la surveillance des masses d’eau et celle des connaissances scientifiques et techniques. Il assurera les financements pour la recherche et le développement sur les micropolluants à raison de 3 millions d’euros par an.

 

 Près de 21% des eaux superficielles et 41% des eaux souterraines de métropole sont en mauvais état chimique, selon les dernières données du rapportage à la Commission européenne en mars 2010. De nombreux contaminants, tels que les pesticides, les métaux lourds, ou encore les médicaments sont susceptibles d’avoir une action toxique à des concentrations infimes, de l’ordre du microgramme par litre d’eau, d’où leur dénomination « micropolluants ». Pour lutter contre cette contamination des milieux, le ministère en charge de l’écologie a lancé un plan national d’actions sur quatre ans.

 

Face au nombre considérable de substances potentiellement présentes dans les eaux – plusieurs dizaines de milliers – l’urgence est de définir celles à étudier ou à surveiller en priorité. La liste des micropolluants prioritaires devra à la fois répondre aux obligations réglementaires fixées par la directive cadre sur l’eau et prendre en compte de nouvelles substances non réglementées à ce jour, telles que les médicaments. Dans cet objectif, l’Onema co-anime avec l’Ineris un groupe d’experts pour élaborer un référentiel national de méthodes et de critères de priorisation.

 

Une des priorités du plan est de réduire les émissions pour les micropolluants les plus préoccupants, en agissant sur les principales sources – réduction du recours aux produits phytopharmaceutiques et biocides, rejets dans les cours d’eau ou les réseaux de collecte des eaux usées. Les actions seront menées en priorité sur les milieux les plus dégradés ainsi qu’au niveau des captages prioritaires utilisés pour la production d’eau potable. La surveillance des rejets ponctuels dans les milieux aquatiques sera renforcée.

 

La connaissance de l’état des masses d’eau étant un préalable pour mieux définir et prioriser les mesures à mettre en œuvre pour atteindre le bon état, un inventaire des émissions et des rejets ponctuels et diffus des micropolluants sera réalisé par l’Ineris dans les deux ans à venir. Les programmes et les dispositifs de surveillance seront améliorés, des efforts sont entrepris, notamment par le consortium Aquaref, pour fiabiliser les données de surveillance et les rendre ainsi comparables, depuis le prélèvement – eau, sédiments, biotes, boues… - jusqu’à l’interprétation des résultats.

 

A cette fin, l’Onema joue son rôle de soutien privilégié des activités d’Aquaref et participe à la réalisation d’un bilan global de la surveillance des micropolluants pour identifier les améliorations nécessaires. L’office mettra en service une banque nationale des données de surveillance chimique des eaux de surface (NAIADES) avant la fin 2012. Par ailleurs, le système d’évaluation de l’état des eaux, qui permettra d’interpréter l’état des eaux et calculer les résultats d’évaluation sera disponible fin 2011. Toutes ces actions s’inscrivent dans le cadre du schéma national des données sur l’eau.

 

Enfin, de nombreuses connaissances scientifiques sont encore nécessaires pour lutter contre les micropolluants. Des actions de recherche, qui seront pilotées et soutenues financièrement par l’Onema, ont ainsi été identifiées : mieux connaitre les sources de pollution et leur devenir dans l’environnement ; identifier l’ensemble des possibilités pour réduire les rejets dans l’environnement pour les substances prioritaires ; définir des normes de qualité environnementale – concentrations seuils qui ne doivent pas être dépassées - pour les substances pour lesquelles il n’existe pas de norme européenne ; mieux comprendre les processus de bioaccumulation des micropolluants dans les organismes aquatiques ; développer des outils innovants pour une surveillance chimique toujours plus efficace.

 

La mise en œuvre du plan sera suivie d’un comité national de suivi piloté par le ministère auquel participera l’Onema.

 

Contacts :

pierre-francois.staub@onema.fr

cendrine.dargnat@onema.fr

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Published by Pierre PETIT - dans Pesticides : divers
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