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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 13:48

pesticides-equipement.PNGpar Thierry Roulliaud - la Nouvelle République - 09 février 2011

 

Cinq communes de l’Indre sont, pour le moment, engagées dans cette démarche volontaire, zéro pesticides.

 

Si la plupart des pesticides sont consommés par l’agriculture, 12 % le sont par les collectivités qui commencent à réduire leur utilisation.

 

Bottes, combinaison, masque avec filtre, lunettes de protection, gants étanches, périmètre bouclé pour un minimum de six heures. Pas de scène de guerre, pas de déminage en cours, mais un simple traitement aux pesticides.

 

Du moins tel qu’il devrait être réalisé dans les règles de l’art. Cet équipement, obligatoire, illustre bien la dangerosité des produits phytosanitaires, fortement suspectés de provoquer mutations génétiques, cancers ou baisses de la fertilité. Ils sont pourtant encore largement utilisés. Parce que l’information sur leur dangerosité n’est pas suffisamment diffusée. Parce qu’ils représentent un marché de plus de 2 milliards d’euros par an en France. Et parce qu’ils offrent un résultat rapide avec un faible coût de main-d’œuvre. « En centre-ville et zones urbaines, les gens ressentent également le besoin que ce soit propre, et l’herbe n’est pas propre », constate ainsi Camille Guédon, du CPIE Brenne.

 

Moins cher que d’acheter des pesticides

 

Les mentalités évoluent pourtant progressivement. Pour accompagner ce mouvement, la Charte Zéro pesticide se met en place dans l’Indre. Initiée fin 2009, elle s’inscrit dans le plan national Ecophyto 2018 qui vise à diminuer de 50 % leur utilisation. Son but : accompagner les communes dans leur démarche de réduction de l’utilisation des pesticides.

 

Un diagnostic des services espaces verts et voirie permet ainsi de dresser un bilan qui débouche sur des préconisations et l’instauration de zones pilotes. Une sensibilisation en direction des citoyens est également entreprise, avec plaquettes d’information, ateliers pratiques, actions dans les écoles, etc.

 

« Le diagnostic n’est pas là pour donner une note, souligne Gilles Dézécot, d’Indre Nature, mais pour faire prendre conscience aux agents que les produits phytosanitaires, ce n’est pas n’importe quoi, et qu’il faut les utiliser à bon escient. On rappelle aussi la législation, souvent ignorée. On leur apporte aussi des outils pour qu’ils changent de pratiques. Et ça revient beaucoup moins cher que d’acheter des pesticides. »

 

Cinq communes du département ont pour le moment adhéré à la démarche. Et les habitants semblent apprécier. « Il n’y a pas de levée de bouclier, une fois les mesures en place », constate Gilles Dézécot. « A Argenton, par exemple, les habitants du quartier de Vaux ont carrément signé une pétition pour demander l’arrêt des produits phytosanitaires sur leur quartier, poursuit Camille Guédon. Les administrés commencent à être de plus en plus sensibles. »

 

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Très bonne initiative, mais POURQUOI les agriculteurs ne sont-ils pas concernés ?

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Published by Pierre PETIT - dans Les pesticides des villes
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