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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 15:27


Sur le site du Ministère de la Santé et des Sports à " Eau et pesticides "

il a été publié le 25 août 2009 cet article :

 

La Cour de justice des communautés européennes (CJCE) a condamné la France par un arrêt en manquement en date du 31 janvier 2008. Cet arrêt fait suite à la non-conformité de réseaux d’eau potable aux limites de qualité pour les paramètres « nitrates » et « pesticides » dans les départements de Vendée, des Deux-Sèvres et de la Charente-Maritime. Cet arrêt n’est pas assorti, à ce jour, de condamnation financière.

Sans attendre cette condamnation de principe, des actions correctrices ( traitement de l’eau, interconnexion de réseaux, etc. ) ont été mises en œuvre par les collectivités locales concernées, sous l’impulsion des préfets et des directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS). Ces mesures ont permis une nette amélioration de la situation, soulignée par la CJCE dans son arrêt.

Quelques remarques igepac

Dans une récente vidéo Ségolène Royal ventait les mérites de la région Poitou-Charente pour sa politique de lutte contre les pesticides. C'est en cherchant dans les informations régionales que cet article m'est apparu. La presse parle souvent de la Bretagne car les associations bretonnes sont nombreuses et efficaces mais en contrepartie les nombreuses pollutions de toutes les autres régions sont ignorées par les médias. La Bretagne fût la première touchée par la pollution agricole, mais en 2009, quelle est la région agricole qui n'est pas gravement polluée : il n'y en a pas ! 

Une seconde remarque à propos des interconnexions. Pour lutter contre la pollution agricole, la seule solution efficace envisagée est le traitement ( partiel ) des eaux polluées ou ( et )  l'interconnexion, c'est-à-dire la livraison, à l'usager, d'une eau moins polluée souvent obtenue par addition d'une eau " plus propre ". Mais cette interconnexion s'accompagne inévitablement d'une privatisation du service public. En effet, si chaque commune est capable  de gérer sa propre distribution de l'eau, gérer une distribution de l'eau pour des dizaines de communes est un  problème insurmontable pour le syndicat de communes qui doit s'occuper de cette eau. C'est là qu'intervient le privé dans la gestion financière et la distribution. C'est une privatisation qui ne va pas dans le sens d'un grand service public que prône en particulier Benoît Hamon !

La gestion de notre eau demande un sérieux débat national. Peut-on continuer à faire croire à la population que l'eau du robinet est encore potable ?

igepac continue son dossier pesticides : si vous avez des informations concernant des prises de position d'autres politiques, n'hésitez pas à apporter vos informations.

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Published by Pierre PETIT - dans Pesticides : divers
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